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Grincements de dents-sur-LémanLe nombre de SUP explose et attise la grogne antipaddle

Ils sont plus nombreux que jamais à pagayer sur le Léman. La cohabitation avec les autres usagers du lac, les riverains –et même les oiseaux – se tend.

Lutry, le 24 juin 2020. Autodidactes, les nouveaux pratiquants ignorent trop souvent les règles de navigation qui régissent la pratique du SUP, comme celle qui interdit aux paddles de se trouver à l’intérieur de la zone délimitée par les bouées jaunes.
Lutry, le 24 juin 2020. Autodidactes, les nouveaux pratiquants ignorent trop souvent les règles de navigation qui régissent la pratique du SUP, comme celle qui interdit aux paddles de se trouver à l’intérieur de la zone délimitée par les bouées jaunes.
Vanessa Cardoso

Au profit d’un semi-confinement ensoleillé et de la fermeture des installations sportives, le nombre de Vaudois à avoir acquis un paddle via internet aux mois de mars, avril et mai a explosé. Il faut dire que le SUP (Stand Up Paddle), en temps de pandémie, présente de nombreux avantages: l’engin permet de garder ses distances tout en prenant l’air. De plus, depuis environ cinq ans, les prix ont tellement baissédès 250 francs la planche actuellementque l’achat est rapidement amorti. L’engouement pour le paddle n’est pas nouveau, mais ce qui est marquant cette année, c’est le nombre exponentiel de nouveaux pratiquants, en grande majorité des autodidactes. «En avril 2020, nos ventes de SUP ont connu un bond de 600% par rapport à mars 2020, apprend Rico Schüpbach, porte-parole du magasin en ligne Galaxus. Sur la même période l’année dernière (janvier à juin), l’augmentation atteint déjà 70%.» Bernard Tappy, responsable de communication chez Qoqa, confirme lui aussi l’attrait encore plus prononcé des consommateurs pour le paddle cette année. «Nous avons proposé trois offres qui ont toutes été rapidement épuisées», illustre-t-il, sans communiquer les volumes réalisés.

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