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Politique yverdonnoiseLe Parti socialiste défend son municipal

Le Parti socialiste d’Yverdon nie avoir étouffé les rumeurs visant un cadre du dicastère de son municipal Jean-Claude Ruchet. À la veille de la campagne électorale, le parti défend l’idée d’un audit.

Les méninges chauffent au PS d’Yverdon et à l’Hôtel de Ville. photo PATRICK MARTIN
Les méninges chauffent au PS d’Yverdon et à l’Hôtel de Ville. photo PATRICK MARTIN
VQH

Le parti à la rose contre-attaque. Dans un long communiqué diffusé mardi, les socialistes yverdonnois affirment leur plein soutien à leur municipal, Jean-Claude Ruchet, en place depuis 2009. Candidat à sa réélection, d’ordinaire plutôt discret, il est toutefois au cœur de l’actualité yverdonnoise depuis que la Ville a porté plainte contre un des cadres du service, suspecté de manquements potentiellement graves. Au point qu’une partie de la formation s’inquiète de la suite des événements.

Surtout, soutient le comité du parti yverdonnois, personne n’a cherché en son sein à étouffer l’affaire. «Nous avons vérifié chacun des faits à tête froide, avance la coprésidente, Pascale Fischer. Nous ne couvrons pas notre municipal, comme le laissent entendre certaines rumeurs. Il a réagi rapidement et n’a rien caché.»

«Nous ne couvrons pas notre municipal, comme le laissent entendre certaines rumeurs. Il a réagi rapidement et n’a rien caché.»

Pascale Fischer, coprésidente du Parti Socialiste Yverdonnois

Une façon de montrer un visage uni, de critiquer à demi-mot le silence de l’Exécutif yverdonnois, et surtout de pointer du doigt l’ex-conseiller communal Christophe Loperetti. Recrue récente du PS, passé depuis chez les Vert’libéraux, c’est lui qui a attiré l’attention de ses camarades sur les premiers soupçons portés contre le fonctionnaire communal. «Me pousser à parler? Pas vraiment, réagit l’élu. Ils m’ont dit de faire attention, qu’on faisait de la politique et pas de la défense de cas particuliers, ou alors de poursuivre mais à titre privé… À mon avis, le parti avait peur de se faire taper sur les doigts, tout simplement. Jean-Claude Ruchet n’a pas non plus tout de suite réagi. Il a attendu les appels de journalistes.»

«Faux», rétorque Pascale Fischer, qui ajoute: «Le conseiller Loperetti ne donnait que des réponses vagues au municipal qui cherchait à le contacter.» Bref.

Favorables à un audit

Prochain enjeu, savoir si un audit, voté par le Conseil à la demande des élus Loperetti et Ramchurn (UDC), sera effectivement lancé sur le fonctionnement du dicastère de Jean-Claude Ruchet. «Un acte très fort, pas alors qu’une enquête pénale est en cours», s’inquiétait le PS jeudi dernier, en plénum. La Municipalité doit prochainement prendre position sur la résolution du Conseil, et le parti doit cet automne choisir ses candidats en vue de reprendre la majorité.

«Nous sommes favorables à un audit et qu’il soit public, souligne, aujourd’hui, Pascale Fischer. Il ne faut pas attendre neuf mois, mais ce qu’on demande, c’est qu’on laisse respirer les collaborateurs et collaboratrices du service.»

Les deux élus Vert’libéraux et UDC accusent le PS de vouloir les décrédibiliser et de noyer le poisson. Cette fois, la campagne est bel et bien lancée.