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Le personnel communal nyonnais est en pétard

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En début d'année, la Municipalité nyonnaise saluait auprès du Conseil communal la «bonne collaboration existante» au sein de la commission paritaire travaillant sur l'élaboration du «nouveau Statut du personnel» communal. Il y a des guillemets, car dans cette histoire c'est surtout les mots qui comptent.

Depuis, la collaboration louée s'est muée en confrontation. Pour preuve, l'assemblée du personnel réunie mardi soir à l'invitation du Syndicat des services publics (SSP) et de la commission du personnel. Et le rassemblement prévu ce jeudi midi devant le château pour dire une inquiétude grandissante chez les employés et un agacement évident chez leurs représentants. Ces derniers regrettent de n'avoir reçu aucune nouvelle de la Municipalité depuis des mois et dénoncent la décision unilatérale de cette dernière de «renoncer au statut de fonctionnaire dont jouissent les salariés de la Ville au profit d'un règlement au parfum libéral», s'énerve Letizia Pizzolato, secrétaire syndicale.

Adapté à la réalité

«Mensonge!» répond la socialiste Fabienne Freymond-Cantone, municipale en charge du dossier. «Nous avons effectivement pris sur nous la décision d'opter pour un règlement plus adapté à la réalité d'aujourd'hui et applicable à tous les employés communaux, alors que les statuts appliqués depuis 1965 ne concernent en fait qu'un peu plus de la moitié du personnel (ndlr: les frontaliers et les auxiliaires, notamment, en sont exclus). Ce règlement sera de droit public et je défie quiconque ayant lu notre nouvelle politique du personnel de nous taxer de rétrogrades conservateurs.»

Letizia Pizzolato les a lus et n'y voit «que de jolis principes qui, en fait, n'engagent à rien». Principale crainte pour le syndicat et la commission du personnel: voir disparaître la protection de l'emploi dont jouissent aujourd'hui les fonctionnaires. «C'est vrai qu'aujourd'hui, il est quasi impossible de se séparer d'un employé, admet la municipale. Avec le nouveau règlement, cette possibilité existera bien, mais avec toutes les protections et garanties nécessaires!»

Un principe qui n'apaise pas la représentante syndicale: «On veut reprendre les négociations, obtenir des réponses de la Municipalité, et que tout le travail mené ces dix-sept derniers mois ne soit pas soldé unilatéralement.» Des négociations agendées par l'Exécutif pour cet automne.