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Mobilisation à LausanneLe personnel de santé dans la rue le 28 octobre

Les salariés du secteur sanitaire parapublic manifesteront pour réclamer des renforts et une hausse de salaire. Un préavis de grève est déposé.

Le personnel du CHUV en grève en 2008.
Le personnel du CHUV en grève en 2008.
VQH

On les a applaudis pendant des semaines, le soir au balcon. Le personnel de la santé parapublique vaudoise (CHUV, hôpitaux régionaux, EMS et CMS) va descendre dans la rue le 28 octobre pour se faire entendre des pouvoirs publics et des faîtières patronales.

Préavis de grève

Les syndicats et associations professionnelles annoncent une journée de mobilisation dans les établissements et une manifestation à 18 h à Lausanne. Un préavis de grève est aussi déposé pour le 1er décembre (les employés du CHUV doivent encore se prononcer sur ce point; ils décideront s’ils déposent ce préavis lors de leur assemblée du 10 novembre).

«Le personnel a travaillé dans des conditions particulièrement pénibles et dangereuses»

Les syndicats et associations professionnelles

Les salariés du secteur de la santé réclament une «amélioration des conditions de travail en augmentant les effectifs par des embauches de personnes qualifiées ou expérimentées», des hausses de salaire et une prime Covid.

«Dans le canton de Vaud, durement touché par la première vague, ils ont soigné et accompagné sans relâche les patients et résidents, disent les syndicats. Le personnel a travaillé dans des conditions particulièrement pénibles et dangereuses en raison du manque de matériel de protection durant les premières semaines, des changements incessants de plannings et de la charge de travail supplémentaire.» Ils appellent la population à signer la pétition de soutien et à manifester avec eux.

Le 8 octobre, Le Conseil d’État fixait un cadre pour «exprimer sa reconnaissance» envers ses collaborateurs «très fortement engagés et impliqués» dans la lutte contre la pandémie et le maintien des services publics entre le 16 mars et le 31 mai. Il s’agit d’une comptabilisation et du paiement des heures supplémentaires, mais aussi d’une possibilité d’accorder jusqu’à deux jours de congé. Le CHUV, service de l’État, est directement concerné. «Pas de quoi résoudre le conflit», commente David Gygax du syndicat SSP-Vaud.

5 commentaires
    Laure Eleardi

    Ma fille travaille au CHUV où nombre d'infirmiers(ères) sont démotivés; faire toujours plus avec toujours moins telles les compressions du personnel générant de l'absentéisme provoquant ras-le-bol général. Mme Ruiz socialiste jusqu'au bout des ongles pérore à la TV mais ne propose strictement rien pour le personnel.