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ValaisLe peuple votera sur les grands prédateurs

L’initiative constitutionnelle «Pour un canton du Valais sans grands prédateurs» sera soumise aux urnes. Le Conseil d’Etat recommande de l’accepter.

Le lynx est compris dans l’initiative constitutionnelle «Pour un canton du Valais sans grands prédateurs», au même titre que le loup et l’ours.
Le lynx est compris dans l’initiative constitutionnelle «Pour un canton du Valais sans grands prédateurs», au même titre que le loup et l’ours.
KEYSTONE

Le Conseil d’Etat estime qu’il est important que la population valaisanne puisse s’exprimer sur la problématique des grands prédateurs. Il a donc décidé de proposer au Grand Conseil de soumettre l’initiative constitutionnelle «Pour un canton du Valais sans grands prédateurs» aux urnes tout en recommandant de l’accepter.

L’acceptation de l’initiative populaire ne changera pas fondamentalement la situation actuelle et future dans le canton pour les grands prédateurs, selon le message du gouvernement valaisan publié mardi. Et de souligner que «le canton ne dispose de surcroît que d’une faible marge de manœuvre pour édicter un concept cantonal en matière de grands prédateurs».

L’initiative cantonale pour un Valais sans grand prédateur (loup, lynx, ours) a été lancée en 2016 par une dizaine de Haut-Valaisans. Elle a abouti en janvier 2017 munie de 9545 signatures, soit 3545 de plus que nécessaires. Le 25 janvier 2017, le Conseil d’Etat a transmis l’initiative au Grand Conseil. Après examen préalable et modification du texte, l’initiative populaire a été déclarée recevable par les députés le 12 septembre 2019.

Le texte exige l’introduction d’un nouvel article 14bis dans la Constitution cantonale dont la teneur est la suivante: «L’Etat élabore des prescriptions contre les grands prédateurs, et la limitation et la régulation du nombre des grands prédateurs. La promotion de la population des grands prédateurs est interdite.»

La révision de la loi fédérale

Depuis sa réapparition en Suisse en 1995, puis la formation des premières meutes en 2012, le loup a régulièrement été dans la ligne de mire de certains parlementaires tant en Valais qu’au sein des Chambres fédérales à Berne.

Les Suisses sont d’ailleurs appelés à se prononcer sur un projet de révision de la Loi fédérale sur la chasse (LChP) le 27 septembre prochain. Ce texte adapte les règles de cohabitation entre le loup et l’être humain aux «réalités actuelles», selon le message du Conseil fédéral.

Afin que les prédateurs conservent leur peur naturelle des humains, des cheptels et des agglomérations, les cantons pourront autoriser des mises à mort avant que les loups n’aient fait des dégâts. Mais les tirs seront liés à plusieurs conditions préalables très stricts.

Exigences déjà remplies

Pour le canton du Valais, la législation en vigueur, ainsi que la législation révisée qui entrera en vigueur en cas d’acceptation de la LChP remplissent donc déjà largement les exigences de l’initiative.

(ATS/NXP)