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Élections communalesLe PLR grandsonnois a sauvé sa majorité

Malmenés au 1er tour, les libéraux-radicaux ont classé leurs quatre candidats aux quatre premières places. L’alliance de gauche a néanmoins gagné un siège.

L’Hôtel de Ville de Grandson continuera de pencher à droite.
L’Hôtel de Ville de Grandson continuera de pencher à droite.
JEAN-PAUL GUINNARD

L’alliance de gauche voulait contester l’hégémonie PLR à Grandson (cinq des sept sièges), elle y est parvenue. Mais malmené au soir du 1er tour, le PLR a réagi. Dimanche, il est parvenu à conserver sa majorité de toujours à la Municipalité.

À gauche, le sourire reste de mise. «Même si nous sommes un petit peu déçus de ne pas être parvenus à placer notre quatrième candidat, souligne le président des socialistes, Sébastien Deriaz. Mais le défi était de taille dans un fief PLR comme l’est Grandson.» Il est vrai que l’élection de Nathalie Gigandet voilà trois semaines – la seule ce jour-là – avait confirmé qu’un changement pouvait s’opérer.

Reçus quatre sur quatre

Le résultat avait en tout cas convaincu les libéraux-radicaux de revoir leur stratégie. Et de proposer aux électeurs un ticket à quatre, et non cinq, pour le second tour. «Il fallait respecter les équilibres, mais conserver la majorité», souligne Carole Schelker, membre du comité. Au final, le PLR grandsonnois réalise un impressionnant tir groupé. Les sortants Evelyne Perrinjaquet, Antonio Vialatte et Francesco Di Franco ont ainsi précédé le nouveau venu Olivier Reymond.

Arrivé au 5e rang, Nicolas Perrin a donné aux Verts leur premier siège de municipal dans le bourg nord-vaudois. Il devance de quelques voix la socialiste Evelyne Perrin, qui assoit donc cette progression de la gauche qui s’était fait remarquer au Conseil communal.

La question de la syndicature peut maintenant se poser. «On reste minoritaire, mais les résultats obtenus nous incitent forcément à y réfléchir», reprend Sébastien Deriaz. Au PLR, la réponse est déjà toute trouvée. C’est Antonio Vialatte qui briguera le siège laissé vacant par le départ du syndic François Payot. «Et au vu des scores obtenus dimanche, obtenir la syndicature serait totalement légitime», affirme Carole Schelker. Le ton est donné.