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Le Noël des artistes vaudoisLe poète Gustave Roud goûtait les cadeaux «inépuisables»

L’écrivain et photographe du Haut-Jorat ne manquait jamais d’échanger vœux et présents avec ses amis artistes. Quatrième volet de notre série.

Parmi les rares témoignages figure cette photo de Gustave Roud, où le poète-photographe a immortalisé sa famille, à une date indéterminée entre 1941 et 1943. De gauche à droite: son cousin Frédéric Mayor, qui réveillonnait avec eux car il était mobilisé à Carrouge justement, sa sœur Madeleine, sa tante Marguerite, et de l’autre côté du poêle, qui soutient le sapin, la tante Clara.
Parmi les rares témoignages figure cette photo de Gustave Roud, où le poète-photographe a immortalisé sa famille, à une date indéterminée entre 1941 et 1943. De gauche à droite: son cousin Frédéric Mayor, qui réveillonnait avec eux car il était mobilisé à Carrouge justement, sa sœur Madeleine, sa tante Marguerite, et de l’autre côté du poêle, qui soutient le sapin, la tante Clara.
Fonds photographique Gustave Roud/Subilia, BCUL, AAGR

Le poète-photographe vaudois Gustave Roud (1897-1976) n’a cessé d’arpenter le «paysage immense» du Haut-Jorat en été. Il le célèbre dans ses œuvres, à la recherche d’une nouvelle esthétique et d’un paradis terrestre, mais aussi à travers ses clichés de paysans à torse nu travaillant aux champs. Par contre, pour celui qui a toujours vécu dans la maison familiale de Carrouge avec sa sœur, la saison froide s’apparente à un temps de repli.

Le vénéré mais discret auteur entretenait une très importante correspondance, et rappelle souvent dans ses lettres la rudesse du climat. Comme dans ses remerciements à Corinna Bille pour l’envoi d’un poème: «Voici, grâce à vous, notre âpre hiver au Haut-Jorat tout fleuri, tout odorant» (6 janvier 1954). Dans une missive du 3 janvier 1959 au mari de l’auteure, son grand ami Maurice Chappaz, il s’excuse de «noircir tout de travers ces feuillets»: «Je ne sais si vous pouvez me lire. J’ai passé deux heures cet après-midi à peller et balayer la neige folle où s’engloutissait peu à peu notre maison. La «main à pelle» ne se transforme pas aisément en «main à plume

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