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FootballLe point de règlement qui tranquillise Yverdon Sport

Le leader de Promotion League compte plusieurs atouts dans sa manche pour parvenir à ses fins. Dont un éventuel barrage face au dernier de Challenge League.

Jean-Michel Aeby et ses hommes sont contraints au repos forcé.
Jean-Michel Aeby et ses hommes sont contraints au repos forcé.
Jean-Luc Auboeuf

Consciente qu’elle n’a plus la main sur grand-chose en ce moment, la Première Ligue a laissé un joli message d’espoir à l’occasion de sa dernière publication. «Nous vous donnerons plus d’informations après la communication du Conseil fédéral mercredi. En tous les cas, les championnats seraient interrompus et non pas arrêtés.»

Une évidence pour certains, mais qui méritait d’être dite. Et qui soulage un peu plus le très tourmenté Yverdon Sport.

Tout le monde se souvient des événements du printemps et du sort très sévère réservé aux Yverdonnois. La réalité, c’est que la comparaison entre la situation actuelle et celle d’il y a quelques mois n’a pas lieu d’être. Il n’est ni temps de s’apitoyer, ni temps de paniquer.

En fait, il faudrait un cataclysme pour qu’YS ne puisse pas défendre ses chances d’ascension sportivement. Le seul scénario envisageable pour que cela se produise? Que ni le championnat de Promotion League (dont en moyenne onze des trente journées ont déjà été disputées), ni celui de Challenge League ne puissent aller jusqu’à leur moitié.

Trois options pour s’en sortir

À l’opposé, le club nord-vaudois possède trois atouts dans sa manche pour finalement parvenir à ses fins et quitter l’antichambre de la ligue nationale par la grande porte. Le plus simple serait évidemment que les deux championnats connaissent un dénouement classique.

Si tel ne peut être le cas, le résultat final serait précisément le même dans le cadre où Challenge League et Promotion League peuvent au moins se disputer à moitié. Les deux classements seraient alors validés, le premier de troisième division promu, le dernier de deuxième division relégué.

Reste un dernier point, dont on parle peu, qui semble avoir disparu de la plupart des discussions, mais qui existe bel et bien depuis cet été. Comme quoi, le combat mené par le président d’YS Mario Di Pietrantonio au TAS a porté ses fruits. Les statuts des associations concernées ont été modifiés.

Ce qui veut dire que, dans le cas où seulement l’un des deux championnats peut se jouer à hauteur de 50% ou plus et l’autre non, deux matches de barrage sont prévus entre le leader de Promotion League et la lanterne rouge de Challenge League. En l’état, ceux-ci opposeraient Yverdon Sport à Chiasso. À noter que le classement serait établi en fonction du nombre de points par match obtenus au moment de l’arrêt du championnat.

Demeure encore un souci pratique, lié au traitement amateur des clubs de Promotion League. Dans quelles conditions se disputerait un tel duel? À l’heure actuelle, le FC Chiasso peut s’entraîner sans restrictions, tandis qu’Yverdon a l’interdiction de se réunir.

«On n’en est pas là, mais si cette option-là devait voir le jour, il faudrait trouver un système équitable pour les deux équipes, explique Romano Clavadetscher, président de la Première Ligue. On est déjà heureux d’avoir pu obtenir ces deux options qui valorisent nos clubs.»

De la musique d’avenir, dans tous les cas. En attendant, Yverdon Sport, ses joueurs et son président peuvent dormir sur leurs deux oreilles.