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Élections communales 2021À Lausanne, le POP «démocratique au sens fort»

Candidat sur le ticket socialiste, le sortant David Payot fait le focus sur les valeurs de son parti.

David Payot tient une permanence ouverte à tout un chacun, une fois par semaine, à la Torre ou en ligne.
David Payot tient une permanence ouverte à tout un chacun, une fois par semaine, à la Torre ou en ligne.
Patrick Martin, 24 heures

Dans la gauche radicale vaudoise, les alliances sont à géométrie variable. Pour cette édition 2021 des élections communales, les cousins d’Ensemble à Gauche feront listes communes pour le Conseil communal (POP et SolidaritéS), tandis qu’ils partent séparés dans la course à la Municipalité. Le sortant David Payot s’est officiellement présenté ce mercredi, sans ses colistiers socialistes, histoire de mettre le focus sur les valeurs du POP.

«Nous menons, dit-il, une politique populaire, démocratique au sens fort.» Dans son parti, sondages et démarches participatives doivent aboutir à un choix des gens consultés, à l’image de ce qui a été fait dans l’opération du budget participatif, où les gens ont voté. Démocratique, peut-être aussi parce que le POP lance des enquêtes dans les quartiers afin de se tenir au plus proche des gens. Enfin, poursuivant une tradition qu’avait inaugurée Josef Zisyadis, David Payot tient permanence une fois par semaine, se mettant à disposition du quidam.

«Les mandats ne doivent pas être une occasion de s’enrichir.»

David Payot, municipal lausannois sortant

Pour la présidente cantonale, Anaïs Timofte, c’est là la «marque» du POP: «C’est cette proximité avec la population que l’on ne retrouve pas chez les autres municipaux», dit-elle. David Payot veut faire de sa position d’élu une mission de service public, pétrie de dévouement: «Les mandats ne doivent pas être une occasion de s’enrichir.» Les comptes personnels du candidat sortant popiste sont ainsi produits, montrant que l’édile ne garde que moins de la moitié de son salaire (46,8%) (popvaud.ch. Une part du montant qui reste finance le salaire de sa conseillère politique, la conseillère communale Céline Misiego. Le solde va au parti.

Commerces trop chers

Parmi les thèmes de campagne du POP: son action dans les quartiers. L’urbaniste Paris Kyritsis, par ailleurs candidat au Conseil communal, détaille les enquêtes menées dans les zones populaires de la ville, au plus près des citoyens. En 2019, un processus a été lancé qui sonde quatre quartiers (Bourdonnette, Borde, Bellevaux, Riponne), jugés «moins mis en avant que les autres dans les politiques publiques de la Ville».

«Nous avons mené à bien une première étape à la Bourdonnette avec un sondage sur le terrain et en ligne. Nous avons aussi rencontré les associations locales et le centre socioculturel», explique Paris Kyritsis. La démarche a débouché sur quelques constats, parmi lesquels le manque d’accès à des commerces bon marché ou l’inconvénient des places de parc payantes pour les visiteurs du quartier. La démarche devra se traduire par des interventions au Conseil communal.

7 commentaires
    Logique

    Un gars « communiste «  qui gagne Fr 230’000 par an payés par nos impôts tout ceci grâce aux camarades socialistes et écologistes. Dans le privé ce type avec ce qu’il sait faire ne gagnerait guère plus que Fr 50’000. Votez à droite ou si vraiment vos convictions vous orientent vers le PS biffer cet individu sur la liste électorale.