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Comment Paléo a décidé tôt qu’il n’aurait pas lieu«Le pronostic vital du festival n’a pas été engagé»

Un mois après l’annulation de l’édition 2020, Daniel Rossellat revient sur ses semaines de crise, en tant que directeur du plus grand festival suisse. Qui, s’il est selon lui sauvé, reste tributaire d’une aide publique exceptionnelle et d’un changement de mentalité durable

«Il faudra sans doute vivre avec ce risque supplémentaire», estime Daniel Rossellat.
«Il faudra sans doute vivre avec ce risque supplémentaire», estime Daniel Rossellat.
Florian Cella/24Heures

Traits un peu tirés, teint pourtant hâlé, Daniel Rossellat reçoit dans des bureaux vides. À cette époque de l’année, plus de 65 collaborateurs les transforment en ruche, le compte à rebours enclenché vers la prochaine édition. Mais pour la première fois depuis quarante-cinq ans le directeur, à l’instar des 5000 bénévoles et des 230’000 visiteurs, passera son mois de juillet ailleurs qu’au Paléo. Comme tous les festivals, le plus grand de Suisse est annulé, reporté à l’année prochaine pour cause de pandémie. Si tout va bien. Difficile d’imaginer des concerts géants alors que les courts de tennis ont à peine reçu le droit d’accueillir leurs joueurs, dont le patron du festival et syndic de Nyon. «Le tennis m’a le plus manqué. C’est un exutoire au stress

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