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FootballParis se relance en beauté, quadruplé de Giroud

Le Paris St-Germain est allé s’imposer aux forceps à Manchester United (1-3), lors de la 5e journée du groupe H de la Champions League.

Ca a été chaud tout le match.
Ca a été chaud tout le match.
Getty Images

Sortez les machines à calculer, la dernière journée du groupe H de la Champions League va être brûlante. Manchester United, le Paris St-Germain et le RB Leipzig comptaient tous neuf points au compteur ce mercredi soir et vont devoir se départager la semaine prochaine. Les Anglais iront alors chez les Allemands, vainqueurs in extremis contre l'Istanbul Basaksehir (3-4) en début de soirée. Le PSG, lui, recevra les Turcs avec les faveurs de la cote.

En difficulté jusqu'ici tant en Ligue 1 qu'en «C1», Paris a pris le match par le bon bout. La victoire dans les arrêts de jeu de Leipzig au Basaksehir (3-4) quelques minutes plus tôt a-t-elle donné un coup de fouet à des Parisiens, désormais dos au mur ou presque? On peut le croire, car le PSG a marqué dès la 6e minute par Neymar, après une belle remontée de balle de son compère Mbappé. Mais la suite n'a pas été du même acabit et les Français se sont agacés.

Fred expulsé

Etait-ce en raison de leur manque de réussite devant le but adverse, après une belle frappe de Florenzi détournée par De Gea, un retourné de Neymar qui est passé de peu à côté (17e), ou alors le tir contré de Mbappé à la 34e, voire la parade du gardien espagnol devant Bakker à la 65e, voire le carton rouge qui n'a pas été brandi à Fred pour un léger coup de tête sur Paredes (il le sera un peu plus tard…)?

Les champions de France ont ensuite cru tout perdre. Rashford a égalisé (32e), grâce à une déviation de Danilo contre son camp, avant que Martial ne vendange une offrande de l'international anglais, puis Cavani a frappé sur la transversale à l'heure de jeu. Mais le PSG avait la rage et a trouvé un moyen de marquer le 1-2 par Marquinhos à la 69e, à la suite d'une partie de billard dans la surface. De quoi redonner, ou presque, le sourire à Thomas Tuchel. Surtout après le 1-3 de Neymar dans les arrêts de jeu.

Bürki dans la lulu

Dans le groupe F, le Borussia Dortmund de Lucien Favre, sans Haaland toujours blessé, a fait le match nul nécessaire à sa qualification contre la Lazio (1-1). Les Allemands peuvent remercier le portier suisse Bürki, qui a réussi un arrêt phénoménal à la 94e sur un coup-franc qui partait dans sa lucarne. Les Italiens restent, eux, sous la menace du Club Bruges, très facile vainqueur du Zénith St-Pétersbourg (3-0). Mais les Romains recevront les Belges mardi prochain et ont deux unités de bonus.

Chelsea s'est pour sa part baladé à Séville et s'est assuré de la première place de la poule E. Les Londoniens ont profité de la prestation majuscule de l'inoxydable Giroud, auteur d'un incroyable quadruplé (8e, 54e, 74e et 83e sur un penalty qu'il avait lui-même obtenu). Les Espagnols, eux, sont sûrs d'être deuxièmes, puisque Krasnodar, qui a battu Rennes (1-0) plus tôt dans la soirée, est à six longueurs.

La «Madjer» de «Grizou»

Un autre Français a brillé mercredi. Griezmann va mieux, en effet, et merci pour lui. Après avoir marqué d'une volée magnifique le week-end dernier face à Osasuna, le Français a cette fois trompé le gardien de Ferencvaros d'une superbe «Madjer» au quart d’heure, en Hongrie. Le champion du monde a même scoré lors d'un troisième match de suite pour la première fois depuis son arrivée en Catalogne! Dommage que Messi n'ait pas fait le voyage pour voir ça...

Sans leur star argentine, les Catalans ont tout de même quasiment assuré leur première place dans ce Groupe G, en ajoutant des buts de Brathwaite (20e) - souvent raillé, mais auteur de quatre buts lors des trois dernières parties - et de Dembélé sur penalty (28e). Si la Juventus, qui a battu le Dynamo Kiev à domicile (3-0, un but de Ronaldo, le 750e de sa carrière) veut la «pole» de cette poule, elle devra remonter la défaite subie contre le Barça à Turin (0-2) du 28 octobre.