AboLe pouvoir des gradinsLe public, boosteur d’énergie ou casseur de rêve
Les athlètes puisent souvent leur énergie dans l’atmosphère d’un stade. Parfois, les spectateurs influencent carrément le cours d’un match. Plongeon dans ce chaudron parfois bouillonnant.

Se mettre le public à dos peut devenir un véritable enfer. Henri Leconte le sait mieux que personne. Le 25 octobre 1988, l’ex-matricule 5 de la planète tennis a vécu le match le plus traumatisant de sa carrière. Ce jour-là, l'ancien finaliste de Roland-Garros affronte le fantasque John McEnroe à Bercy. L’animosité est à son paroxysme. Toute la salle le hue dès l’échauffement, alors qu’elle acclame le moindre geste de son adversaire. Pour un peu, on se croyait presque au Madison Square Garden de New York plutôt qu’à Paris. L’ambiance devient hystérique et Leconte sait qu’il va passer un mauvais moment.




















