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SuisseLe risque immobilier en baisse au troisième trimestre

Une amélioration en matière de risque dans le marché immobilier a été enregistrée au cours du troisième semestre 2020 par le portail immobilier Moneypark. La demande pour les maisons familiales est notamment en augmentation.

Les prix dans l’immobilier résidentiel n’ont quasiment pas été affectés par la pandémie. (Photo d’illustration)
Les prix dans l’immobilier résidentiel n’ont quasiment pas été affectés par la pandémie. (Photo d’illustration)
KEYSTONE

Le risque immobilier s’est quelque peu atténué au cours du troisième trimestre 2020, retrouvant son niveau de fin 2019 à la faveur de la reprise économique.

Cette dernière reste cependant sujette à de grosses incertitudes, eu égard notamment aux conséquences de la deuxième vague de Covid-19.

L’indice Real Estate Risk compilé par le portail immobilier Moneypark est ressorti à 3,8 points au troisième trimestre, en recul de 30 points de base (pb) par rapport à la période précédente, et à peine 10 pb au-dessus de son niveau d’un an plus tôt.

«L’amélioration marquée de l’utilisation des capacités dans l’industrie en particulier a conduit à une rapide embellie du moral des directeurs des achats» avec le retour subséquent de l’indice correspondant (PMI) en territoire positif, indiquent les auteurs de l’étude publiée lundi.

Durabilité incertaine

La durabilité du redressement économique reste cependant très incertaine, dans la mesure où il est actuellement difficile d’évaluer les conséquences qu’occasionnera une deuxième vague de Covid-19, prévient Moneypark.

Dans le marché de l’immobilier résidentiel, les prix sont restés jusqu’ici imperturbés par la pandémie. «Les maisons familiales sont encore plus demandées qu’avant la crise de coronavirus», alors qu’on observe une légère contraction de prix pour les appartements en propriété, en particulier dans le haut de gamme.

Taux d’endettement stable

Le taux d’endettement des propriétaires est resté quasiment stable pendant la période sous revue, la part d’hypothèques dans le patrimoine global se montant à 46%, «ce qui ne représente pas de risque supplémentaire pour le marché immobilier», le seuil de risque se situant à 66% selon Moneypark.

La fourchette des conditions d’octroi des prêts hypothécaires est restée très élevée, malgré la concurrence accrue des prestataires du secteur. signale le portail immobilier.

Les écarts sont particulièrement marqués dans l’échéance la plus populaire, à savoir, dix ans à taux fixe, avec un taux d’intérêt moyen de 0,62% pour l’offre la plus avantageuse, contre 1,76% pour la plus onéreuse, avec à la clé des variations de plusieurs dizaines de milliers de francs pour un volume moyen.

ATS/NXP