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Le secret du succès des Suissesses porte un nom: Alina Paetz

Briar Schwaller-Huerlimann, Carole Howald, Alina Paetz et Silvana Tirinzoni savourent un quatrième titre mondial consécutif remporté après avoir gagné leurs quatorze matches disputés à Sandviken, en Suède.
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Les qualificatifs manquent pour évoquer avec justesse l’exploit réalisé par le CC Aarau au Championnat du monde de curling à Sandviken. Sur la glace suédoise, Briar Schwaller, Carole Howald, Silvana Tirinzoni et Alina Paetz ont, fait plutôt rare, remporté leurs quatorze matches pour s’adjuger un quatrième titre mondial consécutif. Ce n’est pas tout. En venant à bout des Norvégiennes au terme d’une finale indécise jusqu’au dernier end, les Suissesses ont ajouté à leur incomparable palmarès une 36e victoire consécutive dans un championnat du monde. Une série qui entre de plain-pied dans les livres d’histoire.

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Joueuse du CC St. Moritz, l’actuelle deuxième meilleure équipe du pays, Marina Loertscher apprécie l’exploit à sa juste valeur. «D’un côté, je ne suis pas trop étonnée qu’elles aient remporté ce nouveau titre car je savais qu’elles avaient toutes les qualités pour y arriver. Mais d’un autre côté, sachant que la moitié de l’équipe a changé depuis le sacre de l’an dernier, je suis tout de même très impressionnée de les voir à nouveau au sommet. En Suède, Briar Schwaller prenait en effet part à ses premiers Mondiaux alors que Carole Howald n’était que remplaçante les années précédentes.»

«Cette équipe a surtout la chance de pouvoir compter sur Alina Paetz, qui est sans conteste la meilleure curleuse actuelle. Sa maîtrise exceptionnelle dans les moments importants présente l’énorme avantage de ne pas obliger les No 1 et 2 d’assurer de forts pourcentages de réussite pour que l’équipe gagne des matches.»

Marina Loertscher, joueuse du CC St. Moritz

Une façon de rappeler que l’indissociable binôme Silvana Tirinzoni-Alina Paetz constitue le dénominateur commun de cette série de titres. «Les deux nouvelles joueuses, dont il ne faut pas sous-estimer le mérite, continue Marina Loertscher, profitent de l’excellent travail fait depuis des années. Quant à Silvana et Alina, elles sont non seulement très expérimentées, mais aussi parfaitement complémentaires. Et puis, cette équipe a surtout la chance de pouvoir compter sur le talent d’Alina Paetz, qui est sans conteste la meilleure curleuse actuelle. Sa maîtrise exceptionnelle dans les moments importants présente de surcroît l’énorme avantage de ne pas obliger ses No 1 et 2 d’assurer de forts pourcentages de réussite pour que l’équipe gagne des matches.»

Un sentiment que partage Patrik Loertscher, père de Marina et lui-même champion du monde en 81 et olympique en 98. «Le simple fait d’avoir une joueuse comme Alina Paetz en face met aussi une énorme pression sur l’adversaire qui, pour avoir une vraie chance de l’emporter, se doit de faire la différence avant que les deux No 4 lancent leurs pierres.»

Pour Peter De Cruz, l’ancien skip du CC Genève, l’une des clés de cette domination des Argoviennes se retrouve en partie avant le coup d’envoi de la saison. «Elles se préparent mieux que leurs adversaires. Non seulement elles en font un peu plus que les autres, mais leur niveau d’exigence est aussi plus élevé. Mais malgré cela, rien ne serait la même chose sans Alina Paetz. En Suède, ses statistiques sont de loin les meilleures (ndlr: 88% de pierres réussies pour la No 4 argovienne contre 80% pour l’Italienne Stefania Constantini, sa dauphine dans ce classement spécifique), à la fois grâce à son immense talent et à un sang-froid à toute épreuve. Et puis, réussir à gagner lorsque l’on est grandes favorites, quand tous les regards sont braqués sur vous, est quelque chose de plus remarquable encore.»

Un système de qualification à revoir?

Pour Marina Loertscher, cette hégémonie du CC Aarau constitue certes un exemple à suivre et une source de motivation pour toutes les équipes suisses, mais elle peut aussi parfois susciter un peu de découragement chez ses adversaires. «Ce qu’elles réussissent est vraiment très cool et je suis admirative de leur parcours. Pour nous, il est toujours très stimulant d’affronter cette équipe. D’autant plus quand on arrive parfois à les battre (ndlr: St. Moritz a un bilan équilibré contre Aarau cette saison). Cela dit, je ne suis pas sûre que le nouveau système de qualification mis en place par Swiss Curling soit le meilleur pour motiver la concurrence. Aujourd’hui, grâce aux résultats obtenus lors des grands tournois, le CC Aarau est d’ores et déjà qualifié pour les prochains championnats d’Europe et du monde, où il aura l’occasion de comptabiliser les petits points qui lui manquent encore pour s’assurer la place réservée à la Suisse aux Jeux de 2026. Même si, par le passé, le curling féminin suisse a prouvé avoir de belles ressources (ndlr: huit titres mondiaux avec quatre équipes différentes depuis 2012), il est indéniable que les futures retraites sportives de Silvana Tirinzoni (43 ans) et Alina Paetz (33) laisseront un grand vide qu’il sera compliqué de vite combler.»