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Devant le médecinLe sexisme nuit à la prise en charge médicale

Les biais de genre sont la source d’inégalités méconnues et peu étudiées dans le domaine de la santé.

La professeure Carole Clair (gauche) et Joëlle Schwarz codirigent l’Unité médecine et genre d’Unisanté, à Lausanne. Elles luttent pour réduire les inégalités en santé entre hommes et femmes et sensibiliser les médecins.
La professeure Carole Clair (gauche) et Joëlle Schwarz codirigent l’Unité médecine et genre d’Unisanté, à Lausanne. Elles luttent pour réduire les inégalités en santé entre hommes et femmes et sensibiliser les médecins.
24heures/Odile Meylan

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Il est une réalité peu connue, y compris des médecins: les biais de genre ont une influence bien réelle sur la santé. Des données scientifiques montrent que les stéréotypes ou encore le fait de ne pas prendre en compte les spécificités des patients selon leur sexe peuvent péjorer la prise en charge. Les maladies cardio-vasculaires sont sous-diagnostiquées chez les femmes, par exemple (lire encadré).

Une recherche sexiste

Ces dernières subissent aussi des effets secondaires plus importants de certains médicaments. Cela s’explique par le fait que la recherche médicale, menée historiquement par des hommes sur des hommes, a omis pendant longtemps d’inclure des sujets féminins dans les essais cliniques (en raison, notamment, des variations liées au cycle hormonal et de la crainte de potentiels effets sur une grossesse). Conséquence: la publication de connaissances incomplètes, voire fausses.

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