Passer au contenu principal

FootballLe SLO compte un nouvel international

Dylan Tavares, latéral gauche genevois de Stade Lausanne-Ouchy, a été sélectionné en équipe du Cap-Vert pour la première fois. Il raconte sa fierté.

Dylan Tavares (au centre) a été appelé pour la première en équipe du Cap-Vert.
Dylan Tavares (au centre) a été appelé pour la première en équipe du Cap-Vert.
KEYSTONE

Ils font la fierté de Stade Lausanne-Ouchy. Le latéral gauche Dylan Tavares et le milieu de terrain Rafidine Abdullah ont tous deux été convoqués avec leur sélection respective, le Cap-Vert et les Comores, en vue du prochain rassemblement international. Pour le premier nommé, l’événement est d’autant plus particulier qu’il s’agit d’une première.

Contacté quelques heures après avoir appris la nouvelle, il ne cachait pas son émotion: «Je ressens une immense fierté. C’est une sensation tellement dure à décrire. Tout footballeur rêve de vivre cela.»

Né à Genève, Dylan Tavares (24 ans) a toujours vécu en Suisse. Son lien avec le Cap-Vert, il le doit à ses parents. Tous deux sont originaires de ce petit État insulaire situé au large des côtes du Sénégal, ancienne colonie portugaise. Naturellement, c’est donc vers eux que le fils s’est tourné en premier pour partager son bonheur. «Ils m’ont pris dans les bras et dit qu’ils étaient très fiers de moi. C’est ce qui me rend le plus fier. Les voir heureux, cela me touche plus que tout.»

Suivi de longue date par le staff

Le choix du Cap-Vert, actuel 78e au classement FIFA des nations, aurait pu être celui de la raison pour un joueur qui avait peu de chances de porter un jour le maillot de la Nati. Cet aspect a fait partie de sa décision sans pour autant être un déclencheur: «Je me suis quand même posé la question longtemps. De base, je voulais jouer pour la Suisse mais je n’ai jamais été sélectionné dans les équipes de jeunes. Si cela avait été le cas, ça aurait peut-être été différent. Plus j’avançais dans ma petite carrière, plus le fait de rejoindre la sélection cap-verdienne me tentait. J’aime mon pays d’origine. J’y suis allé plusieurs fois, j’apprécie beaucoup la nourriture, la langue, la joie de vivre qui y règne… Cela me tenait à cœur de le représenter et de rendre fier mes parents.»

S’il ne s’attendait pas à être appelé maintenant, Tavares figurait dans les plans du staff depuis plusieurs mois: «Cela fait un an qu’on se tourne autour. Il y a un suivi régulier et j'apprécie cela. Je devais déjà rejoindre l’équipe l’année dernière mais je n’avais pas encore le passeport, puis le Covid-19 a tout bloqué. Le sélectionneur (ndlr: Rui Águas) m’a dit que je correspondais à ce qu’il recherchait. Un latéral gauche qui se débrouille techniquement et sait se placer tactiquement, c’est un profil qui devient rare. Le staff a aussi aimé mon état d’esprit. Il faut du temps pour recevoir les papiers et j’ai mis les bouchées doubles, donc ils ont aimé que je sois motivé à l’idée de les rejoindre.»

D’abord apprendre

Jusqu’à présent, le Genevois n’était qu’un observateur attentif de l’équipe nationale. Désormais, il va devenir un acteur de sa progression. «Je suis là d’abord pour découvrir et apprendre, expose-t-il. Regarder le comportement des grands joueurs sur et en dehors du terrain, les écouter attentivement. Mais je n’y vais pas non plus en touriste: je veux montrer que j’ai le niveau pour m’imposer. C’est une étape, pas un aboutissement.»

Dylan Tavares compte s’installer dans la durée chez les «Tubarões Azuls» (les Requins Bleus), avec qui il voit les choses en grand: «Je trouve cette sélection intéressante. Elle est en train de grandir. Il y a de très bons joueurs: Zé Luis (Porto), Garry Rodrigues (Fenerbahçe), Julio Tavares (ex-Dijon), Ryan Mendes (ex-Lille)... On peut faire quelque chose d’intéressant. Viser une qualification pour la Coupe d’Afrique des nations serait déjà énorme pour le pays. On doit avancer pas à pas, sans griller les étapes.»

«C’est une étape, pas un aboutissement»

Dylan Tavares, latéral gauche de Stade Lausanne-Ouchy