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EssaiLe somptueux Bentley Bentayga conjugue luxe, harmonie et puissance

Installons-nousà bord de la nouvelle versionde ce splendideSUV, dotée d’un V8 biturbode 4 l et 550 ch.

Le SUV Bentley Bentayga, l’harmonie au service de la puissance. 
Bentley Bentayga V8
Le SUV Bentley Bentayga, l’harmonie au service de la puissance. 
BENTLEY

Dans le monde très encombré des SUV, le Bentley Bentayga occupe une place à part. Il conjugue trois qualités qui en font un véhicule d’exception, le luxe, l’harmonie et la puissance. Il avait atteint des sommets technologiques en termes de performances avec le moteur W12 de 6 l et 608 ch. Il se dote aujourd’hui d’un V8 biturbo de 4 l et 550 ch dont le rendement n’est guère éloigné de son prestigieux frère aîné.

Alors ne boudons pas notre plaisir en s’installant au volant d’un véhicule dont les performances ne sont certes plus en adéquation avec les normes routières actuelles, mais qui procure un sentiment de bien-être exceptionnel. En somme, pourquoi chercher les sensations fortes lorsqu’on roule dans un salon british au confort douillet.

Un salon anglais

Cette philosophie rappelle un vieux dicton écossais: «Un gentleman est un homme qui sait jouer de la cornemuse et qui n’en joue pas.» Traduisons, lorsqu’un gentleman sait qu’il a 550 ch sous le pied, il ne les utilise pas. Au point de n’être même pas frustré de ne pas entendre le V8 s’exprimer. Il reste d’une discrétion qui frôle l’ironie. Cela dit, si vous passez en mode sport et que vous utilisez les palettes derrière le volant pour vérifier le bien-fondé de la fiche technique, vous ne serez pas déçus. Certes, le moteur ne rugit pas vraiment, mais le Bentayga bondit, avale les courbes avec sérénité, sans roulis, virant quasi à plat. Nous vous avions dit qu’il bénéficie de la traction intégrale?

Et la consommation? Certes, elle est plus élevée que celle de la Fiat 500, mais elle reste relativement raisonnable compte tenu des huit cylindres, des performances et du poids du véhicule. Mais les motoristes ont su juguler au mieux la soif du V8 en coupant quatre des huit cylindres à faible charge. Résultat, à peine plus de 12 litres aux cent kilomètres, sur des parcours tranquilles mais pas toujours plats.

Le modèle essayé, enfin, disposait de la finition «First Edition». Une série limitée, illustrée par des clins d’œil esthétiques (capitonnage en losange, piqûres contrastées, inscription First Edition brodée sur les sièges) et des options intégrées comme le système Bentley Dynamic Ride contrôlant activement le roulis ou l’équipement audio «Naim for Bentley».