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Nouvelles mesures sanitairesLe statu quo – ou presque – pour le télétravail, jugent les patrons

Le travail à domicile rendu «obligatoire» par le Conseil fédéral fait moins réagir les représentants de l’économie que le prolongement des mesures.

Pour les entreprises vaudoises, la nouvelle injonction au télétravail ne devrait pas changer grand-chose, selon les représentants patronaux.
Pour les entreprises vaudoises, la nouvelle injonction au télétravail ne devrait pas changer grand-chose, selon les représentants patronaux.
Keystone

«Le télétravail devient la règle», a déclaré Guy Parmelin au cours de la conférence de presse du Conseil fédéral, ce mercredi. En annonçant son durcissement des mesures face au déploiement de la souche anglaise du coronavirus, le gouvernement fâche les milieux patronaux. Réagissant dans la foulée, ils ont fustigé ces nouvelles mesures. Mais l’imposition du télétravail n’est pas le point qui contribue à la mauvaise humeur des patrons.

Au Centre patronal vaudois, le directeur, Christophe Reymond, évoque même un statu quo. En effet, le travail à la maison a déjà été recommandé dès la première vague de Covid-19, l’an dernier. Pour Christophe Reymond, la nouvelle injonction du Conseil fédéral «ne change rien». Dans le canton de Vaud, du moins.

Une seule nouveauté

En effet le texte de l’ordonnance fédérale dit les choses avec suffisamment de souplesse: «Lorsque la nature de l’activité le rend possible et réalisable à un coût raisonnable, l’employeur veille à ce que les employés remplissent leurs obligations professionnelles depuis leur domicile.» La seule nouveauté, estime Christophe Reymond, «c’est que les employés vulnérables ont droit au télétravail».

Le discours est semblable à la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI), pour qui l’injonction du Conseil fédéral atteint surtout l’humeur des Vaudois. «Les entreprises font déjà tout ce qu’elles peuvent pour éviter les foyers de contagion, dit le secrétaire général, Philippe Miauton. Cette nouvelle annonce ajoute surtout une couche d’inquiétude.»

Division sur les aides

Les deux associations plaident pour un regard plus large sur les effets de la pandémie, alors que les aides – saluées – tendent au contraire à opposer les différents secteurs d’activité sans tenir compte de la complexité du tissu économique. «Quand un secteur se voit contraint de fermer sur décision des autorités, cela n’impacte pas uniquement ce secteur», souligne la CVCI, songeant aux sous-traitants, qui continuent à travailler sans pouvoir compter sur les mêmes revenus.

Le Centre patronal regrette quant à lui le modèle d’indemnisations fixé lors de la première vague, faute de cohérence et de clarté. En outre, le maintien (et l’extension) des fermetures jusqu’à fin février «est à l’évidence exagéré».

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