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Vie culturelleLe Terminus veut animer la vie du Mont-sur-Lausanne

Un groupe de jeunes se démène pour installer un bus rétro à proximité du skatepark, afin d’y créer une buvette saisonnière. Leur levée de fonds sur internet a largement abouti.

Membres du Collectif 52, Loïc Henry qui est en le président (à droite) et Matthieu Trovato (à gauche), ont participé au projet
Membres du Collectif 52, Loïc Henry qui est en le président (à droite) et Matthieu Trovato (à gauche), ont participé au projet
24heures/Odile Meylan

«Il n’y a rien pour les jeunes au Mont.» Le constat est autant partagé par la Municipalité que par les premiers concernés. Mais cela pourrait changer l’an prochain, du moins pendant la belle saison. Un groupe de sept Montains, âgés entre 21 et 25 ans, a créé une association et lancé un financement participatif sur internet dans l’objectif de créer Le Terminus. Celui-ci constituerait une buvette du genre de celles que s’arrachent les Lausannois, entre la Galicienne et la Jetée de la Compagnie.

C’est d’ailleurs à la table de cette dernière qu’est né le projet, explique Loïc Henry, l’un des membres du Collectif 52. «On a toujours eu le sentiment qu’il manquait quelque chose au Mont, dit-il. Alors on va en ville, mais on préférerait que notre commune ne soit pas qu’un quartier résidentiel de Lausanne.» La Municipalité leur avait tendu la perche, lorsqu’elle a questionné ses jeunes, par courrier, en leur demandant comment ils souhaiteraient animer l’espace public.

«On a toujours eu le sentiment qu’il manquait quelque chose au Mont»

Loïc Henry, l’un des sept membres du Collectif 52, qui souhaite créer Le Terminus

La réponse du Collectif 52 devrait prendre la forme d’un ancien bus tessinois, racheté à l’association Rétrobus. Installé vers le skatepark du Grand-Mont, le véhicule pourrait être transformé en bar, ouvert entre le printemps et l’automne. «On proposerait des boissons et de la petite restauration, mais surtout une offre culturelle, précise Loïc Henry. Mais on ne va pas faire Paléo au Mont!» Petits concerts et autres activités de plein air, tels que cours de danse ou de yoga… La formule fonctionne à merveille dans les buvettes similaires de Lausanne, qui ne séduisent d’ailleurs pas que des jeunes.

Parcours administratif

L’accueil semble favorable au Mont-sur-Lausanne. Le crowdfunding lancé sur la plateforme heroslocaux.ch n’a eu aucune peine à réunir les 25’000 francs de financement. Reste désormais à affronter le parcours administratif. Mais le groupe de jeunes peut déjà compter sur l’accompagnement de la Municipalité. «En l’absence d’endroits où se rencontrer, nous avons accueilli leur dynamique avec plaisir et nous avons pu les orienter dans leur démarche», salue Philippe Somsky, municipal en charge de l’Instruction et des Affaires culturelles.

Reste que le projet, bien que situé en zone d’utilité publique, n’est pas isolé et les discussions avec le voisinage devront avoir lieu. Une mise à l’enquête publique est prévue. Pour la municipale Laurence Muller Achtari, en charge de l’Urbanisme, cette occasion est trop heureuse pour la laisser filer. «Nous avons cette volonté de développer la vie sociale du Mont, dit-elle. Ces jeunes se bougent et c’est agréable de les voir devenir partie prenante de ce développement.»