AboNouvelle saison théâtraleLe TKM veut être maison sacrée de guérison
Pour présenter la saison à venir, Omar Porras a mis en avant tous les collaborateurs du théâtre qu’il dirige à Renens. Trois créations sont attendues.

Les spectateurs ayant assisté le mois dernier au spectacle «Ritualitos» auront retrouvé cette même ambiance au TKM vendredi, en fin de présentation de la prochaine saison: une atmosphère de soirée entre amis où, dans la profondeur d’une nuit supposément épaissie de volutes de fumée, le spectateur est comme projeté dans une fête privée, aux côtés de musiciens entonnant poèmes populaires sud-américains et dénonciations sociales, comme «Su madre patria», chantée par Maria de la Paz, William Fierro (aussi à la guitare), accompagnés, au clavier, de Christophe Fossemalle et, au güiro (cet instrument percussif qu’on gratte), d’Omar Porras, le directeur.
Pas un hasard que des extraits de ce spectacle, pourtant passé, se soient retrouvés sur scène pour parler du futur: ils incarnent cette communion que le chamane Porras tient à tisser toujours plus fortement avec le public et avec sa «troupe», qui lui permet de «cristalliser» ses rêves: «Nous avons créé une identité artistique singulière qui s’affirme à travers le savoir-faire du travail collectif», a-t-il martelé. Plutôt qu’endosser le premier rôle de cette soirée, il a laissé le feu des projecteurs, en guise d’hommage, à tous ses collaborateurs, insistant sur cet ensemble nécessaire pour donner au lieu «un esprit, une âme», pour le transformer en «maison sacrée, maison de médecine».
De guérison, il en sera question au programme, avec la reprise du «Conte des contes» (du 23 jan au 4 fév 2024), qui avait pâti du Covid mais se rattrape de belle manière, notamment avec des représentations aux Amandiers, à Nanterre, en mai 2024. Ou comment le Dr Basilio tente de venir à bout de la mélancolie de son patient en lui racontant des contes. Un univers à la Tim Burton, où font irruption les paillettes du cabaret.
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Dans cette même veine de sauvetage d’une fille malade, la fée Bérylune demandera au très vieux Tyltyl de se mettre en quête de «L’oiseau bleu» (du 5 au 24 mars 2024), l’une des trois créations à l’affiche avec «Fantasio» (en ouverture de saison du 26 sept au 15 oct) et «Wendy et Peter Pan» (du 8 au 26 nov). À l’affiche de «L’oiseau bleu», mis en scène par Benjamin Knobil (en résidence pour la 2e année au TKM), des comédiennes et comédiens fraîchement sortis des écoles de théâtre suisses.
Une particularité partagée avec «Fantasio»: pour monter ce texte composé par un Alfred de Musset âgé d’à peine 22 ans, il fallait «des acteurs fulgurants de jeunesse», comme l’a annoncé la voix enregistrée de Laurent Natrella. Le génial ex-sociétaire du Français mettra en scène cette «histoire d’un jeune homme révolté et cynique prêt à tout pour échapper à ses créanciers».
Pop culture
Quant à «Wendy et Peter Pan», sa réadaptation promet des surprises, puisque ce classique sera mis en scène par Jean-Christophe Hembert (alias Karadoc de Vannes, chevalier de la Table ronde dans la série TV «Kaamelott»).
Parmi les quatre autres spectacles présentés au TKM en sus des créations, citons «Mon père est une chanson de variété», de Robert Sandoz. Dans cette «biofiction», il met en scène son double, Robert, supposément élevé par Michel Sardou, Jean-Jacques Goldman, etc. Le TKM a accueilli ces dernières années d’autres mises en scène de Robert Sandoz, notamment «Et j’ai crié Aline» et «Courir», toutes deux avec Thierry Romanens. L’artiste monte cette fois sur scène (en alternance avec Pascal Schopfer), aux côtés d’Adrien Gygax.
Programme complet sur www.tkm.ch
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