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Un classement relevéLe vin au meilleur rapport qualité-prix est vaudois

Bel exploit de Jean-François Neyroud-Fonjallaz, de Chardonne, dont le Dézaley 2019 est nommé.

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Chaque année, le magazine «Vinum» publie son top 100 des vins du monde, classés en dix catégories, dont une pour les crus suisses, où figurent quatre crus des Trois-Lacs, dont le vainqueur, Les Grand’Vignes 2015 du Château d’Auvernier, et son second, Les Landions 2017 du domaine de Cortaillod, deux pinots noirs. Mais on n’y trouve qu’un vin vaudois, À mon Rhône 2017 de Philippe Bovet, à Givrins. Un merlot vinifié comme un Amarone vendu à 65 fr., quand même. Ce qui est amusant, c’est que ce vin tellement différent des standards vaudois n’a fait qu’une médaille d’argent au Grand Prix du vin suisse.

Mais il y a des vaudois dans d’autres catégories. En particulier dans les mousseux où, face aux grands champagnes, le Cœur de Cuvée Brut Nature d’Henri Cruchon, à Échichens, décroche la 7e place avec ce cru élaboré en méthode traditionnelle à partir de chardonnay et de pinot blanc (29 fr.). Et l’Apex des Paccot, à Féchy, un autre vin de méthode traditionnelle assemblant chardonnay et pinot noir, est 10e (28 fr.).

Enfin et surtout, le meilleur rapport qualité-prix du concours, la catégorie Best Buy, vient de Chardonne, où Jean-François Neyroud-Fonjallaz l’emporte avec son Dézaley 2019, vendu 19 fr. 20 et qui vaut beaucoup plus selon le magazine. Un nez d’amandes grillées et de fleurs blanches, une bouche «complexe et généreuse, soutenue par une pointe de carbonique», dit le vigneron. «La bouche parfaitement équilibrée - si cette harmonie au fil du temps dure, c’est un grand vin!» affirme «Vinum».