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LausanneLe Vortex devient officiellement une cité universitaire

Le site a été inauguré vendredi à Chavannes-près-Renens. Le campus peut loger 1000 étudiants. Un restaurant, une épicerie, un bar ainsi qu’une salle polyvalente y sont installés.

Le Vortex répond au besoin pressant de logements pour étudiants dans la région.
Keystone-ats

Le Vortex a été officiellement inauguré vendredi à Chavannes-près-Renens (VD). La cérémonie a marqué l’aboutissement de ce bâtiment emblématique, où 1000 étudiants logent déjà depuis la rentrée académique de septembre.

L’événement s’est déroulé en présence des représentants du Conseil d’Etat vaudois, de la Fondation maisons pour étudiants Lausanne (FMEL), de l’Université de Lausanne (UNIL), de la Caisse de pensions de l’Etat de Vaud (CPEV) et des autres partenaires du projet.

«C’est un défi ambitieux réussi», s’est réjouie la conseillère d’Etat Cesla Amarelle devant la presse. «Le bâtiment s’ajoute à la cité de savoirs et de connaissances de l’UNIL et de l’EPFL. Il répond au besoin pressant de logements de la région», a ajouté la ministre en charge notamment de la formation et de la jeunesse.

Plus que de proposer des logements, le Vortex mettra prochainement à disposition une épicerie coopérative, un coiffeur ou encore une garderie, qui viendront s’ajouter au restaurant et bar déjà présents. «Pour la première fois depuis son établissement à Dorigny il y a 50 ans, l’UNIL dispose d’une communauté qui vit 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 sur son campus», a souligné la rectrice de l’université, Nouria Hernandez.

Pour clôturer la cérémonie, les initiateurs du Vortex ont symboliquement planté un arbre au centre de la cour intérieure, en guise de geste écologique et durable pour les générations futures d’étudiants.

Les Conseillers d'états Cesla Amarelle (à gauche) et Pascal Broulis (centre) ainsi que le président de la CEPV, Stephen Sola, lors de la clôture de la cérémonie d'inauguration du Vortex.
Les Conseillers d'états Cesla Amarelle (à gauche) et Pascal Broulis (centre) ainsi que le président de la CEPV, Stephen Sola, lors de la clôture de la cérémonie d'inauguration du Vortex.
KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Des étudiant.e.s dans l'un des studios du Vortex.
Des étudiant.e.s dans l'un des studios du Vortex.
KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
La Conseillère d'état Cesla Amarelle lors de l'inauguration officielle du Vortex.
La Conseillère d'état Cesla Amarelle lors de l'inauguration officielle du Vortex.
KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
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Une communauté universitaire

Pas moins de 97 nationalités différentes se côtoient pour former la communauté «vortexienne». Les locations disponibles varient entre des chambres dans des colocations, qui s’élèvent à 760 francs par mois, et des studios individuels à 950 francs par mois. Tous les logements ont rapidement trouvé preneur durant l’été.

La communauté est représentée par des ambassadeurs, qui complètent les services de la FMEL et répondent aux besoins des étudiants qui vivent au Vortex. «En tant qu’ambassadeurs, nous avions des logements réservés», a indiqué Tanguy Decletty, étudiant en microtechnique à l’EPFL, dans son studio. «Pour nous étudiants, c’est un endroit quasiment idéal. Le métro M2 est à deux pas et on est très proches de nos lieux de cours à l’EPFL ou l’UNIL», a-t-il expliqué.

Bâtiment phare des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Lausanne 2020, le Vortex a servi de village des athlètes en janvier dernier, avant d’être réquisitionné durant le printemps pour accueillir du personnel impliqué dans la crise du coronavirus. Il se présente sous la forme d’une vaste couronne circulaire de 27 m de haut et d’une rampe de 2,8 km de long qui relie les huit niveaux qui le composent.

Fruit d’un partenariat privé public, le Vortex a été initié en 2014, par le canton de Vaud, puis financé dès 2016 par la Caisse de pensions de l’Etat de Vaud, qui y a investi 156 millions de francs. S’y est ajouté un crédit de 6 millions à charge du canton de Vaud pour construire les espaces communs.

ATS