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Faune sauvageLe WWF présente les gagnants et les perdants de 2020

Selon l’ONG de protection des animaux, les lémuriens et l’esturgeon sont en voie d’extinction. Le braconnage et les changements climatiques sont notamment en cause.

Parmi les perdants de 2020 désignés par le WWF figure le koala, victime des incendies dans le bush australien (illustration).
Parmi les perdants de 2020 désignés par le WWF figure le koala, victime des incendies dans le bush australien (illustration).
KEYSTONE/AP/WONG MAYE-E

Dans son bilan de fin d’année, le WWF a présenté lundi les espèces animales gagnantes et perdantes de 2020. Le hamster d’Europe, les lémuriens et l’esturgeon sont en danger d’extinction, selon l’ONG de protection de la nature.

En cause: la disparition de leurs habitats, les changements climatiques et le braconnage, écrit le WWF. «En danger d’extinction critique», le hamster européen est par exemple victime de l’agriculture intensive et ne survivra pas aux 30 prochaines années si la tendance se poursuit. Les lémuriens voient, eux, leurs forêts devenir des surfaces agricoles.

Seiches, victimes de la pêche intensive

Dans les eaux mondiales, 85% des acipenseriformes, ordre qui comprend les esturgeons, sont en danger. La construction de barrages les empêche de retrouver leurs lieux de reproduction. Autre raison: la pêche, notamment pour leurs oeufs (caviar).

Les deux autres grands perdants de l’année 2020 pour le WWF sont les seiches, également victimes de la pêche intensive, et les koalas, qui ont subi, et subissent encore en décembre 2020, les incendies dans le bush australien.

«Nécessaire d’agir en Suisse»

Au cours du demi-siècle écoulé, «les populations de plus de 4000 espèces examinées de vertébrés – mammifères, amphibiens, oiseaux, poissons et reptiles – ont reculé en moyenne de 68%», souligne le WWF, s’appuyant sur l’une de ses études. Pour l’organisation, il est nécessaire d’agir, également en Suisse. Selon un rapport de l’OCDE, cité par le WWF, la Suisse est, de tous les pays membres de l’OCDE, «celui qui compte le plus grand nombre d’espèces menacées".

Mais l’ONG distingue également des lueurs d’espoir. Les bisons sont par exemple de retour dans le Caucase, grâce notamment à des projets de réintroduction et d’élevage. Toujours menacé, le rhinocéros noir d’Afrique a, lui, bénéficié de la lutte contre le braconnage, entre autres. Sa population a plus que doublé depuis 1990, passant de 2400 individus à 5600.

Le phoque gris repeuple, lui, la mer Baltique. «Alors qu’au début des années 1980, on n’y comptait encore que 2500 animaux, ils sont près de 38'000 individus désormais», se réjouit le WWF.

ATS/NXP