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Bien-être: cultivons l'art de l'ennui

Parce qu’on a peur du désœuvrement, on le fuit. Dommage. Car il est plein de ressources.

Abondamment stimulés, les enfants d’aujourd’hui, tout comme leurs parents, ont peu le loisir de laisser leur esprit vagabonder.
Abondamment stimulés, les enfants d’aujourd’hui, tout comme leurs parents, ont peu le loisir de laisser leur esprit vagabonder.
Ute Mans/Plainpicture

S’offrir des plages d’ennui? L’idée paraît saugrenue. Surtout quand on irait jusqu’à se faire du mal pour le tromper et le fuir – comme le montre une étude menée en 2015 par Chantal Nederkoorn.

Psychologue sociale à l’Université de Maastricht (Pays-Bas), cette chercheuse a en effet constaté que «quand des gens sont dans l’inaction et ne disposent d’aucune distraction ou stimulation extérieure (film, musique, téléphone portable, etc.), la majorité d’entre eux» sont prêts à s’auto-infliger de légers mais douloureux électrochocs pour échapper à cette émotion jugée détestable.

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