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Au Cervin, on ne cède pas à la panique, on s’adapte à la montagne

Après un accident mortel causé par une chute de pierres, la célèbre montagne a été décrite comme le symbole du danger lié au réchauffement. La réalité est plus nuancée.

Iris Kurschner/Getty Images

Enrobé dans les nuages, le Cervin reste invisible. Pourtant, à 3260 mètres sur la terrasse de la cabane du Hörnli, point de départ pour les alpinistes, la masse de ce géant des Alpes se ressent par tous les sens. À commencer par la sinistre musique des rochers qui se fracassent dans la face, véritable toccata angoissante qui accompagne la fugue de ceux qui rêvent du sommet. Quiconque tente l’ascension sait que cette montagne est piégeuse et que s’éloigner du dédale de l’arête nord-est c’est provoquer son destin.

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