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L’évêque Morerod a invité la victime de l’abbé à l’évêché

Plus de vingt ans après les abus reprochés à l’abbé Frochaux, une rencontre s’organise pour tenter de réparer aussi les manquements de l’Église d’alors. Pour l’évêque, ce sera une occasion de peut-être reprendre la main.

Monseigneur Morerod se sait isolé par rapport à ses cadres qui en savaient plus sur l’abbé que ce qu’ils lui en disaient.
Monseigneur Morerod se sait isolé par rapport à ses cadres qui en savaient plus sur l’abbé que ce qu’ils lui en disaient.
Olivier Maire, Keystone

Ce ne sera pas de gaieté de cœur que Pierre* et son amie Adrienne Cuany reviendront, dans les jours qui viennent, à Fribourg. Car l’affaire de l’abus de l’abbé Frochaux en 1998, présumé innocent malgré sa suspension par Monseigneur Charles Morerod, va connaître un nouvel épisode.

Reste à savoir s’il sera cette fois plus réparateur pour Pierre, celui dont l’abbé aurait abusé dans son chalet de Torgon, alors qu’il avait 17 ans. Des faits d’autant plus graves que Paul Frochaux était alors pour l’adolescent, sur demande de sa mère, un genre de père spirituel.

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