Ga, Bu, Zo, Meu, les Shadoks ont 50 ans

Dessins animésLe 29 avril 1968, les spectateurs de l’ORTF découvraient ces volatiles philosophes jusqu’à l’absurde et leurs prises de becs colorées et délirantes.

Pourquoi Les Shadoks disent-ils «Ga, Zo, Bu et Meu»?
Vidéo: INA

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C’était il y a très, très, très longtemps. Le 29 avril 1968, dans une France qui s’ennuie, les Shadoks font leur apparition sur la Première chaîne de l’ORTF. Les téléspectateurs médusés découvrent alors le plus improbable des dessins animés, raconté par le plus inclassable des narrateurs, Claude Piéplu.

Comment Les Shadoks se débarrassent-ils des élites? Vidéo: INA

On y voit des volatiles absurdes et colorés, bêtes et méchants, qui «pompaient, pompaient», parce que, dans leur planète envahie par des machines perpétuelles, «il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien, que risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas».

Le côté surréaliste du feuilleton est résumé par la langue des Shadoks, qui ne possèdent que les quatre mots monosyllabiques «Ga, Bu, Zo, Meu» pour s’exprimer.

«Apothéose de la crétinerie»

La série coupe immédiatement le pays en deux. Jacques Martin organise un référendum en demandant aux pro et aux anti-Shadoks de s’exprimer. Les lettres parlent de «massacre télévisuel flagrant», et d’«apothéose de la crétinerie». Jean Yanne apparaît à son tour dans une émission où «Les Français écrivent aux Shadoks», pour lire d’autres missives furieuses, comme celle qui dit «préférer les belles choses à vos morpions».

L'ordinateur ou la machine à vider la mémoire des Shadoks. Vidéo: INA

Dans cette bataille d’Hernani moderne, l’histoire a tranché. Cinquante ans plus tard, les Shadoks font partie du patrimoine télévisuel, et ils sont devenus l’héritage le plus riant de Mai 1968. Rien d’étonnant à cela quand on sait que, principe de logique Shadok, «il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes». (TDG)

Créé: 28.04.2018, 22h44

Le truculent Claude Piéplu est le narrateur de la série, la voix des Shadoks. (Image: Laurence Labat/Sygma via Getty Images)

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