Il lâche 100 francs par amour du Cybertruck

Le pick-up hyperpuissant que veut commercialiser l’américain Tesla pour concurrencer Ford a enregistré 250'000 précommandes, dont celle d’un aficionado romand.

Le design du pick-up, dont Tesla veut faire un concurrent du légendaire Ford F-150 aux États-Unis

Le design du pick-up, dont Tesla veut faire un concurrent du légendaire Ford F-150 aux États-Unis Image: Tesla

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«Il n’y a rien d’excessif à payer 100 francs pour passer précommande du Cybertruck.» Antoine, 37 ans, informaticien à Gland, roule encore à la super sans plomb, en VW Golf précisément. Mais ce n’est pas pour toujours. Le pick-up électrique de Tesla lui a tapé dans l’œil. «Je l’ai d’abord trouvé moche, je me suis dit qu’Elon Musk était un peu dingue de proposer ce modèle, avant de me raviser.» Le lendemain, il versait en ligne l’acompte demandé.

Il n’est pas le seul dans ce cas. Le fabricant de véhicules électriques a reçu 250'000 précommandes pour son Cybertruck. Contactée, la firme n’a pas été en mesure de donner le total des demandes en provenance de Suisse. «Les pick-up sont essentiellement destinés au marché américain», souligne Antoine. Le côté décalé du véhicule, avec son petit air de DeLorean sorti tout droit des années 80, l’a toutefois séduit.

Une affaire de famille

Le jeune homme a choisi le modèle le plus puissant. «J’ai précommandé le trimoteur», précise-t-il. Un modèle pour lequel il devra débourser 70'000 francs. «Je ne pense pas qu’il arrivera en Europe avant fin 2023 ou début 2024.»

Son choix ne s’est pas porté sur Tesla par hasard. Il fait partie des aficionados de la marque. C’est d’ailleurs un peu une affaire de famille. Il y a quelques années, son frère, qui travaille dans l’horlogerie, avait précommandé la Tesla Model 3. Son père est également un passionné. «À l’époque, on avait fait un essai gratuit du Model S à Genève.» Un essai qui s’est révélé réussi. Les trois ne souhaitaient pas s’arrêter en si bon chemin.

«Nous avons voulu vérifier par nous-mêmes s’il était possible de faire de grandes distances avec une Tesla», précise-t-il. Ils décident alors de louer un Model S et de partir pour un road trip en Italie. Y aura-t-il suffisamment de superchargeurs Tesla, indispensables à la recharge électrique de la voiture, sur les routes européennes? «Ça s’est super bien passé, s’enthousiasme Antoine. Nous avons juste été un peu limite sur un tronçon vers Florence, où l’on a perdu une ou deux heures pour rejoindre une borne de recharge.»

Pouvoir d’envoûtement

Tesla exerce sur certains un pouvoir d’envoûtement. «Des supervoitures, reprend Antoine. J’ai conduit la Model 3 de mon frère, hier soir, pour aller au restaurant. C’est silencieux, avec du couple et de la puissance.» Le frein moteur électrique recharge la voiture, ce qui la fait ralentir toute seule. «On n’utilise presque plus le frein.» Le confort de conduite est accru. Pour lui, les véhicules à essence sont un retour au siècle passé. «Le seul souci est celui de l’autonomie, inférieure à celle d’un véhicule à propulsion classique.» Mais la recherche avance aussi en la matière.

Lui préfère le Cybertruck. «Mon père et mon frère le trouvent trop gros, confie-t-il. Il est vrai que tout est exagéré dans ce véhicule.» Roulera-t-il vraiment un jour? «J’ai des doutes sur le modèle présenté par Elon Musk.» Et le capot rigide, constitué comme le reste de la carlingue par l’alliage d’un acier inoxydable ultradur et laminé à froid, risque même de poser problème. «Pour des raisons de sécurité, l’avant d’un véhicule doit pouvoir se déformer pour absorber les chocs en cas d’accident», rappelle Antoine. Le Cybertruck ne sera pas facile à immatriculer en Europe.

Cela ne l’empêche pas de se projeter. «J’aimerais pouvoir un jour conduire ce véhicule de 6 mètres de long pour 2 de large, lâche-t-il. Il doit faire le double de ma Golf actuelle.» Si la probabilité est faible, elle existe néanmoins. Le jour venu, les bolides à essence n’auront qu’à bien se tenir. «Avec ses 800 chevaux, elle battra n’importe quelle Porsche à l’accélération.» On le croit sur parole.

Aérodynamique et Design de rupture

Ceux qui doutent de son aérodynamisme risquent d’être surpris. Le site Auto-moto.com relaie le sentiment d’un ingénieur en aéronautique. Le design, qui utilise des pièces triangulaires et des panneaux plats, serait très malin et permettrait un coefficient de pénétration dans l’air plus bas que la majorité des voitures sportives.

Le design du pick-up, dont Tesla veut faire un concurrent du légendaire Ford F-150 aux États-Unis, est clairement décalé par rapport à la tendance dominante. Le blog Automobile Propre note qu’avec la Toyota Prius 4, la Fiat Multipla ou encore la Renault Avantime, plusieurs constructeurs se sont cassé les dents à tenter l’originalité. À l’inverse, la BMW i3, tout en rondeur, a connu un joli succès commercial avant que le fabricant ne décide de… tirer la prise.

Créé: 30.11.2019, 23h11

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