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«Les médecins ont fauté, mais il y a prescription...»

Le Tribunal fédéral a définitivement classé l’enquête ouverte contre deux praticiens militaires après le décès de la recrue genevoise incorporée à Bière en 2012. En dépit de négligences établies. Ses parents crient leur colère.

En juillet 2012, deux semaines après avoir obtenu sa maturité fédérale, Nils Jordan a été victime de deux arrêts cardiaques durant la nuit, au bout de cinq jours d’école de recrues. Il devait décéder six jours plus tard. En décembre dernier, le père de la victime a créé un site internet, «honteavous.ch», fustigeant la justice militaire et le Ministère public vaudois pour la lenteur «délibérée» de leurs enquêtes pénales.
En juillet 2012, deux semaines après avoir obtenu sa maturité fédérale, Nils Jordan a été victime de deux arrêts cardiaques durant la nuit, au bout de cinq jours d’école de recrues. Il devait décéder six jours plus tard. En décembre dernier, le père de la victime a créé un site internet, «honteavous.ch», fustigeant la justice militaire et le Ministère public vaudois pour la lenteur «délibérée» de leurs enquêtes pénales.
DR

«S’il y avait simplement eu une discussion, avec l’armée… une reconnaissance de leurs torts. Et c’est tout. L’épilogue judiciaire n’aurait eu aucune importance.» C’est la première fois que Sylviane Jordan accepte de livrer publiquement ses états d’âme, sept ans quasi jour pour jour après le décès de son fils Nils au CHUV, le 13 juillet 2012. La recrue de 20 ans y avait été héliportée six jours plus tôt depuis la caserne de Bière (VD), où elle avait été victime de deux arrêts cardiaques. Dans son sommeil.

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