Un pont part en morceaux sur l’autoroute A1

À Bursins (VD), le béton de l’ouvrage s’érode, laissant apparaître la structure métallique rouillée. Pour des raisons de sécurité, il a été fermé au trafic. Un filet de protection a été posé, mais sur une moitié du pont seulement.

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À Gênes, la démolition du pont Morandi, qui s’est écroulé en partie, a commencé hier. À Bursins (VD), un ouvrage d’art part aussi en morceaux. Il s’agit d’une route de campagne qui passe sur l’autoroute A1. Elle se désagrège, faisant apparaître par endroits des câbles métalliques rouillés. Fin janvier, les autorités ont interdit l’accès au trafic. Mardi dernier, un filet de protection blanc a été tendu sous une moitié du pont seulement. Celle qui enjambe la chaussée en direction de Lausanne, côté lac. La deuxième partie du pont attend toujours.

Ce filet est important. Il permet d’empêcher les petits morceaux de béton qui se détachent de tomber sur les voitures, et il y en a beaucoup, qui passent en dessous. Ce tronçon de l’autoroute A1 entre Lausanne et Genève accueille plus de 100 000 véhicules par jour qui roulent à 120 kilomètres/heure. À cette vitesse, des gravats qui rencontrent le pare-brise représentent un danger.

Pourquoi ne pas avoir aussi installé un filet de sécurité sur la deuxième moitié du pont, celle qui enjambe la chaussée en direction de Genève, côté montagne? Nous avons retrouvé l’entreprise qui effectue ce travail. Jacques Demierre, patron de la société TSM Travaux spéciaux et minage, explique que ce deuxième filet sera tendu dès que possible. Mais les conditions de pose sont exigeantes: «Nous ne pouvons pas travailler lorsqu’il y a du brouillard et du gel.» De plus, TSM doit œuvrer de nuit pour éviter de perturber le trafic. L’autoroute ne peut pas être fermée, même pour quelques heures.

Jacques Demierre compare ce filet à un sparadrap. C’est un remède temporaire. «Nous n’avons pas réussi à faire des ancrages. Le pont est fissuré, calcifié. Il est mort. Il a été construit dans les années 70.» L’entrepreneur estime que la seule solution est la destruction de l’ouvrage pour en reconstruire un deuxième. Et elle est urgente. «Le minage de la structure prendrait une nuit. Il faudrait alors bloquer la circulation dans les deux sens, ce que l’Office fédéral des routes (OFROU) ne veut pas.»

Guido Bielmann, porte-parole de l’OFROU, confirme. Il n’est pas nécessaire de fermer le trafic sur l’A1: trop contraignant. Les autorités ont déjà décidé de raser le pont, mais elles ne savent pas quand. «Bientôt», précise-t-il. D’ici là, tout est fait pour assurer la sécurité, selon le communicant. Le pont ne risque-il pas de s’écrouler? «Aucun risque, estiment les experts de l’OFROU.» Et la partie sans filet, représente-t-elle un danger pour les automobilistes de l’autoroute? «Aucun risque, toujours selon nos experts.» Guido Bielmann ajoute que les autres ponts qui enjambent l’autoroute A1 sont en bon état.

Créé: 09.02.2019, 23h00

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