Le PS genevois veut des protections hygiéniques gratis

À Genève, le parti socialiste exige que des tampons et des serviettes soient mis à disposition gratuitement dans les locaux de l’État.

Le PS propose que serviettes hygiéniques et tampons soient disponibles gratuitement dans les toilettes des établissements publics (Photo d'illustration).

Le PS propose que serviettes hygiéniques et tampons soient disponibles gratuitement dans les toilettes des établissements publics (Photo d'illustration). Image: Keystone

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Un texte déposé par le Parti socialiste demande à l’État de Genève de mettre à disposition gratuitement des protections hygiéniques dans ses locaux. La motion a été envoyée en commission jeudi. Une telle mesure serait une première en Suisse, selon les signataires. «Le Canton doit se montrer progressiste, estime la députée suppléante Helena de Freitas. Cela pourrait amener des entreprises privées à en faire de même.» Le texte va aussi être envoyé aux socialistes d’autres cantons pour qu’ils s’inspirent de l’exemple genevois.

«Partir plus serein de chez soi»

Le PS propose que serviettes hygiéniques et tampons soient disponibles dans les toilettes des établissements scolaires, des hôpitaux ainsi que dans celles des centres d’accueil et de prise en charge de migrants. Les femmes pourraient donc y trouver ces protections en cas de besoin. «Si on sait qu’on pourra en avoir en allant aux toilettes, cela permet de partir plus serein de chez soi, explique l’élue. De nos jours, on ne se déplace pas avec du papier toilette dans la poche car on sait qu’il y en a partout. Cela pourrait être la même chose avec les protections hygiéniques.»

Helena de Freitas précise que la mesure serait aussi efficace pour les femmes en situation précaire. Elle rappelle que ces produits ont un coût qui pèse sur elles. «Il y a toujours en Suisse une TVA à 7,7% sur les produits d’hygiène intime alors que ces taxes ont été retirées dans d’autres pays.» La mise à disposition de serviettes et de tampons est par ailleurs déjà en vigueur ailleurs. C’est notamment le cas en Écosse, à New York et cela le sera bientôt au Canada.

La socialiste précise que la mesure ne devrait pas coûter cher à l’État. À Montréal, la facture s’élève ainsi à 198'000 francs pour 1,7 million d’habitants. «On devrait arrêter de dire que tout est cher dès que cela peut améliorer les conditions de vie des femmes», juge Helena de Freitas.

Du côté de la droite, la mesure est accueillie froidement. «La réflexion sur un sujet encore tabou est bonne. Mais ce n’est pas en mettant des protections hygiéniques partout, sans accompagnement, qu’on réglera le problème», estime la députée suppléante PLR Natacha Buffet-Desfayes. L’enseignante prône plutôt le dialogue. «Il vaut mieux en parler et sensibiliser les jeunes filles notamment», propose-t-elle.

Créé: 14.09.2019, 22h58

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