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«Je ne lui en veux pas d’avoir aidé ma mère dans sa fin de vie»

Le fils de l’octogénaire vaudoise euthanasiée en 2015 par son généraliste dit respecter la décision prise par le médecin condamné ce lundi pour meurtre. Il estime que le praticien a avant tout évité à sa mère de souffrir davantage.

Si le centre Sylvana n’avait pas dénoncé le praticien aux autorités, le fils et le mari de l’octogénaire n’auraient jamais su que la défunte avait été euthanasiée ce 18 juin 2015.
Si le centre Sylvana n’avait pas dénoncé le praticien aux autorités, le fils et le mari de l’octogénaire n’auraient jamais su que la défunte avait été euthanasiée ce 18 juin 2015.
iStock

«J’espère que le Département cantonal de la santé n’empêchera pas le Dr Mathez de continuer à faire son travail: il est bien clair qu’il ne reproduira pas les mêmes erreurs, et que cette condamnation pour meurtre devrait avoir l’effet d’un questionnement pour l’ensemble du corps médical.»

Bien que domicilié à 300 m de l’immeuble de ses parents, Yves* (67 ans) n’a jamais fait partie de la patientèle du généraliste de Pully (VD) condamné ce lundi à 2 ans de prison avec sursis pour avoir euthanasié la mère du sexagénaire, âgée de 86 ans en ce jeudi de juin 2015. Contrairement à son père (également né en 1929), qui continue d’être suivi par ce médecin de famille aujourd’hui âgé de 44 ans.

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