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Douze résidents de retour à la Vallée de JouxL’EMS combier fragilisé par le Covid-19 rouvre ses portes

Fermé depuis fin mars à cause de personnes contaminées par le nouveau coronavirus, le foyer Agapê accueille à nouveau des pensionnaires.

La moitié du personnel était en absence maladie. (Image d’illustration)
La moitié du personnel était en absence maladie. (Image d’illustration)
Keystone-ATS

«Les transferts des résidents en direction de l’Agapê sont prévus pour ce lundi, annonce Yves Kühne, secrétaire général du Réseau Santé Nord Broye. L’organisation des déménagements prévus respecte le confort des résidents et est conforme aux directives sanitaires et de sécurité en lien avec le Covid-19.» Fin mars, le foyer Agapê, au Chenit, fermait ses portes en raison de la pandémie du nouveau coronavirus. La moitié du personnel de cet EMS de la vallée de Joux était en absence maladie et, au total, quatre résidents sont décédés des suites du virus. Les hôtes dans leur majorité avaient alors été transférés dans un centre dirigé par la Fondation Primeroche, à LAuberson.

Cadre sanitaire très strict

«Cette fermeture était temporaire, reprend le secrétaire général du réseau de santé. Aujourd’hui, la réouverture se fait selon un cadre sanitaire très strict.» En effet, seuls douze résidents ont pu réintégrer les lieux, une vieille ferme rénovée qui comptait une vingtaine de chambres. «La Direction générale de la cohésion sociale du Département de la santé et de l’action sociale a mandaté les directions de la Fondation Primeroche et du foyer Agapê pour fournir un rapport d’évaluation permettant de valider la réouverture du foyer à partir d’une analyse de la dotation en personnel, des projets de vie des résidents […], explique le Canton dans un communiqué. Selon ce rapport, le retour dans les locaux du foyer Agapê est désormais possible. Les mesures de précaution et de distanciation sociale ont été réalisées et vérifiées par un expert.»

La sécurité comme priorité

«Concrètement, les espaces ont été repensés pour permettre de maintenir les deux mètres de distance entre tout le monde, détaille Yves Kühne. Ainsi, des chambres – par exemple – peuvent être réaffectées en lieu de vie pour gagner plus de place. Notre priorité est toujours la sécurité des pensionnaires et de l’équipe d’accompagnement.» Par ailleurs, le personnel n’est pas réduit même si le nombre de résidents a diminué. «Le but n’est pas du tout de mettre la pression sur ce point-là», précise encore celui qui se réjouit de voir se renforcer la collaboration entre les différents acteurs régionaux de la Santé.