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Portrait de Sandrine PelletierL’enflammée n’éteint que son ego

De retour d’une longue période en Égypte, la plasticienne reçoit ce vendredi le Grand Prix de la Fondation vaudoise pour la culture.

L’artiste Sandrine Pelletier aime aussi les mots, elle sait les choisir et elle ne se sépare jamais de son cahier de citations où elle note celles qui lui parlent.
L’artiste Sandrine Pelletier aime aussi les mots, elle sait les choisir et elle ne se sépare jamais de son cahier de citations où elle note celles qui lui parlent.
Florian Cella

On sent presque cette chaleur qui vient peser sur la poussière sablonneuse des rues du Caire. Comme on semble voir ce vieillard condamné à la rue qui se redresse, redevenu un homme dans les vêtements qu’elle vient de déposer devant lui. Les images giflent la conscience, le fatalisme, douloureux, serre la gorge. On est bien au-delà d’un récit de voyage… Sandrine Pelletier ne raconte pas! De longs séjours en Égypte – l’artiste partie en résidence en 2011 vient de rentrer avec 75 kilos de bagage et un chat –, c’est forcément prendre et puiser dans cet ailleurs. Des influences. Des leçons de vie. Et dans la logique humaine d’une altruiste propulsée par une urgence de vivre, c’est donc aussi redonner. L’impératif lui a «coûté cher émotionnellement», le Covid n’ayant rien arrangé, bien au contraire, il fallait qu’elle rentre.

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