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Canton de FribourgL’enquête sur l’homicide de Cheyres en 2018 est bouclée

Le meurtre d’une jeune fille en janvier 2018 à Cheyres (FR) sera jugé par le Tribunal pénal de l’arrondissement de la Broye, l’instruction étant désormais terminée.

Le meurtrier et sa victime se connaissaient depuis l’enfance et ils entretenaient une relation amicale.
Le meurtrier et sa victime se connaissaient depuis l’enfance et ils entretenaient une relation amicale.
DR

L’instruction ouverte pour l’homicide découvert à Cheyres (FR) à la mi-janvier 2018 est close. L’auteur a été renvoyé devant le Tribunal pénal de l’arrondissement de la Broye, indique le Ministère public fribourgeois dans un communiqué publié mercredi.

Le suspect est prévenu notamment d’assassinat subsidiairement de meurtre, et d’actes d’ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance, subsidiairement d’atteinte à la paix des morts.

Les faits remontent au 17 janvier 2018, lorsque le corps sans vie d’une jeune fille de 19 ans avait été découvert à Cheyres, dans une zone marécageuse au bord du lac de Neuchâtel. La victime était ligotée et elle présentait une blessure à la tête.

Deux jours plus tard, un jeune homme né en 1996 et proche connaissance de la victime avait été interpellé. Il avait rapidement admis être l’auteur de l’homicide. Il a été maintenu en détention jusqu’à ce jour.

Hypothèse de la noyade

L’enquête a permis d’établir que le prévenu avait convaincu la jeune fille de venir en train depuis Genève jusqu’à Cheyres. A cette occasion, le jeune homme s’était muni d’un maillet et de serre-câbles.

Après avoir accueilli la jeune fille à la gare de Cheyres, tous deux s’étaient rendus au bord du lac de Neuchâtel. Suite à un différend d’ordre pécuniaire ou sentimental, la jeune fille avait voulu regagner la gare. C’est à ce moment que le prévenu l’avait frappée avec son maillet, puis entravée au moyen de serre-câbles autour des poignets et des jambes.

La jeune homme avait finalement abandonné sa victime inconsciente, mouillée et ligotée, alors que la température était comprise entre 5 à 8 degrés.

Vu l’état de décomposition du corps, l’autopsie n’a pas permis de déterminer avec certitude la cause ou le moment de sa mort. Le coup porté avec le maillet n’est pas établi comme cause du décès et les hypothèses privilégiées sont l’hypothermie et la noyade. Cette dernière serait intervenue alors que la jeune fille gisait dans une eau peu profonde tandis que le prévenu attachait ses membres.

comm/smk