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Hautes écoles sous la loupeL’EPFL entre dans le Top 15 mondial

Dans le classement 2021 de l’Institut QS, l'École polytechnique fédérale de Lausanne gagne quatre rangs et rejoint l’EPFZ parmi les meilleurs établissements du monde. Elles sont même les deux meilleures en Europe continentale.

L'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) grimpe au 14e rang (quatre places de mieux en une année) du classement de l’Institut britannique QS. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
L'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) grimpe au 14e rang (quatre places de mieux en une année) du classement de l’Institut britannique QS. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Depuis 2003, quand la mode a été lancée par l’Université Jiao-tong de Shanghai, les classements, ou rankings, dispensent leurs notes aux meilleurs élèves parmi les hautes écoles à travers le monde. Certains sont plus respectés – et attendus – que d’autres, tel celui effectué annuellement par l’Institut britannique QS. Et pour la première fois deux établissements suisses font leur entrée dans son Top 15 des 1000 écoles analysées: si l'École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) conserve sa 6e place, sa consœur vaudoise, l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), grimpe au 14e rang, soit quatre places de mieux en une année. Les deux écoles fédérales sont également les deux seuls établissements européens continentaux à faire partie des 20 meilleures écoles au monde, toujours selon l’Institut QS.

Effet Nobel?

Les critères mis en avant sont la réputation au sein du monde académique, la facilité à l’embauche des nouveaux diplômés, l’impact de la recherche, les capacités d’enseignement et les relais internationaux. Reste à savoir ce que vaut «l’effet Nobel», dont certains analystes assurent un impact régulier sur les classements. Jacques Dubochet en a-t-il fait profiter les écoles vaudoises? Le colauréat du prix Nobel de chimie 2017 étant un ancien de l’EPUL (ndlr: l’Ecole polytechnique de l’Université de Lausanne, ancêtre de l’EPFL), on pourrait décider que oui. En revanche, le Nobel a été obtenu pour ses travaux dans le cadre de l’Université de Lausanne (UNIL) qui, pour le coup, perd 16 places et passe du 153e au 169e rang. Une illustration du caractère hautement hypothétique des paramètres articulés dans ces classements.

Viennent ensuite, dans le ranking 2021, les Universités de Zurich (69e), Genève (106e), Berne (114e), Bâle (149e) et Lausanne (169e). Peut mieux faire.

www.TopUniversities.com.

6 commentaires
    JMR

    La première version de ce papier était surprenante en attribuant le Professeur de l’UNIL Jacques Dubochet à l’EPFL, ce que la seconde corrige en devenant d’ailleurs assez difficile à comprendre. Ce que l’article aurait dû souligner plus, c’est que le classement QS - comme celui du Times - repose beaucoup (40%) sur des sondages de réputation que tous les spécialistes jugent insuffisants pour fonder un jugement objectif. En outre, et surtout, les classements toutes disciplines confondues sont fondés sur des algorithmes impénétrables, et des universités changent brusquement de rangs d’année en année sans qu’on puisse y trouver une explication rationnelle. Les classements par sujets ou disciplines sont peut-être un peu moins biaisés. Il est ici intéressant d’observer que dans le domaine des sciences de la vie et de la médecine - dans lequel l’UNIL s’est beaucoup investie dès 2004 après avoir transféré ses sciences de bases à l’EPFL - QS attribue le 99ème rang à l’UNIL, et le 121ème à l’EPFL, ce qui pourrait être vu comme l’indice d’une spécialisation réussie de l’UNIL. Mais surtout, plutôt que de gloser sur des classements individuels fortement sujets à caution, il aurait été plus important de relever la performance d’ensemble des universités suisses: elles se retrouvent presque toutes dans les 200 premières (sur plus de 18’000 universités dans le monde!). Les jeunes de ce pays ont de la chance d’étudier en Suisse! Pour paraphraser son rédacteur, 24 Heures aurait pu mieux faire.