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Lutte contre le Covid-19L’EPFL veut traquer le virus mutant dans les eaux usées

Alors que les analyses des déjections humaines sont testées dans le cadre de la pandémie, la souche venue d’Angleterre ne peut pas encore être recherchée, faute de moyens.

À la STEP de Vidy, c’est une machine qui prélève les échantillons d’eaux usées destinées aux analyses permettant d’évaluer le développement de la pandémie de Covid-19.
À la STEP de Vidy, c’est une machine qui prélève les échantillons d’eaux usées destinées aux analyses permettant d’évaluer le développement de la pandémie de Covid-19.
Patrick Martin

La variante anglaise du Covid-19 est-elle déjà présente sur le territoire helvétique? Certains le pensent mais sans aucune certitude. À ce stade, elle n’a pas encore été détectée. Il existerait pourtant un moyen de le savoir. L’analyse des eaux usées de Lausanne et Zurich a récemment démontré que la présence de fragments du virus – qui ne présentent donc pas de risque de contamination – dans les déjections humaines suivait les courbes de la pandémie. À l’EPFL, qui procède aux prélèvements depuis la station d’épuration de Vidy, on estime que la nouvelle souche anglaise du coronavirus pourrait être spécifiquement recherchée afin de savoir si elle contamine déjà la Suisse. Les discussions sont en cours mais, pour l’heure, les moyens manquent.

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