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Initiative populaireLes antiéoliennes de Sainte-Croix veulent un moratoire de cinq ans

Le texte ne concerne pas le projet d’implantation de six éoliennes aux Gittaz, mais tout éventuel futur projet. Les initiateurs doivent obtenir 553 signatures d’ici au 18 décembre.

Les antiéoliennes ne veulent pas d’hélices qui, selon eux, dénaturent le paysage.
Les antiéoliennes ne veulent pas d’hélices qui, selon eux, dénaturent le paysage.
PHOTOMONTAGE/DR

À Sainte-Croix, les antiéoliennes ont trois mois à compter de ce vendredi pour convaincre 553 citoyens – soit 15% du corps électoral – de signifier leur opposition à un nouveau projet d’installation d’hélices qui gâcherait selon eux le paysage, porterait atteinte à la biodiversité et nuirait à la santé. Dans sa séance de lundi, la Municipalité sainte-crix a en effet validé leur projet d’initiative populaire communale.

Le texte demande un «moratoire de cinq ans, reconductible pour trois ans supplémentaires, sur l’installation d’éoliennes industrielles, par l’installation de zones réservées, afin de préserver nos paysages, la biodiversité et notre (leur, ndlr) santé». En autorisant de fait le lancement de la récolte de signatures, l’Exécutif montre-t-il sa position dans un débat contradictoire amorcé voilà plus de vingt ans sur le Balcon du Jura vaudois? «Non, répond le syndic, Cédric Roten. Mais nous tenons à ce que la démocratie soit respectée.» L’autorité a ainsi demandé aux instigateurs de la démarche de revoir leur copie, cette dernière donnant initialement au moratoire demandé un délai incompatible avec la loi. Soit dix ans au lieu des cinq ans reconductibles pour trois ans finalement proposés.

Par ailleurs, le comité référendaire a suivi les recommandations municipales lui conseillant d’ajouter un argumentaire au dos de l’initiative. Cela afin d’éviter aux signataires une mauvaise interprétation de la portée du texte. Car l’initiative populaire ne s’attaque pas au projet d’implantation de six éoliennes aux Gittaz. «Il ne le peut pas. Le sort de ce dernier sera scellé par le Tribunal fédéral. Ce n’est plus une affaire politique, mais judiciaire», précise Cédric Roten. Le texte – qui sera porté devant le Conseil communal s’il obtient les paraphes nécessaires – demande en revanche qu’aucun autre projet ne soit lancé.

3 commentaires
    Anatole durand

    Tout le monde souhaite de l’énergie verte, mais personne ne veut que les installations se trouvent chez eux ... Quel égoïsme!