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L’éditorial Les avions propres, c’est maintenant!

Beaucoup d’énergie solaire, de l’eau et un peu de génie. Voilà les trois ingrédients essentiels pour produire de l’hydrogène, l’élément le plus abondant de l’univers, la solution élégante pour neutraliser les émissions du transport aérien. Airbus fait le pari que son premier avion propulsé à l’hydrogène décollera en 2035. Dans quinze ans à peine. L’objectif est audacieux mais assez réaliste si l’on tient compte des perspectives technologiques.

Bien sûr, la feuille de route est complexe. Pendant trop longtemps, les transports aériens ont échappé aux taxes environnementales. Ils ont peu progressé dans la recherche de carburants pauvres ou neutres en CO2. Les avions, c’est un peu le train électrique de son vieil oncle à Noël, on n’y touche pas! Heureusement, cela change sous la menace de taxes et de l’inclusion du trafic aérien dans les quotas d’émissions nationales de CO2. Si l’aviation ne représente que 2 à 3% des rejets de gaz à effet de serre, la croissance du trafic à venir (140% de 2000 à 2019) sera si forte qu’il est urgent de trouver des alternatives au kérosène d’origine fossile. Les carburants décarbonés sont encore très chers, d’un facteur 2 à 10. Mais tout indique que la course technologique permettra d’en abaisser les prix dans un horizon compatible avec les objectifs climatiques. En clair, l’industrie n’a plus d’excuses: l’avion «propre» est une condition à sa survie comme moyen de transport de masse.

21 commentaires
    Yves KLEIN

    Finalement, il y a une solution simple pour que le monde avance: remplacer les ingénieurs par des journalistes. Les ingénieurs, pour la moindre révolution technologique de rien du tout, ils vous réclament des années et des années de recherche et de déveolppement, et des investissements colossaux et risqués. Alors qu'un journaliste, lui, peut vous faire ça en 2 minutes sur un coin de table.