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Police de LausanneLes avis du Comité d’éthique dorment dans un tiroir

Martin Killias prend la présidence de l’organe après un long hiatus. Une étude sur les contrôles d’identité est enterrée depuis 2018.

Organe consultatif composé de membres de la police et de la société civile, le comité d’éthique a élaboré un rapport en 2018 sur les contrôles d’identité. Destiné à la police, aux autorités, aux associations et au public, il n’a jamais été présenté.
Organe consultatif composé de membres de la police et de la société civile, le comité d’éthique a élaboré un rapport en 2018 sur les contrôles d’identité. Destiné à la police, aux autorités, aux associations et au public, il n’a jamais été présenté.
KEYSTONE

Le Comité d’éthique de la police de Lausanne a un nouveau président depuis le 1er janvier. La Municipalité de Lausanne a annoncé mi-décembre la nomination de Martin Killias, ancien professeur de droit et éminent criminologue. Celui-ci prend les rênes d’une institution créée en 2009 afin «d’examiner et de discuter des problématiques de dimension éthique pouvant se présenter au sein du corps de police de Lausanne».

Martin Killias, nouveau président du Comité d’éthique de la police de Lausanne.
Martin Killias, nouveau président du Comité d’éthique de la police de Lausanne.
Jean-Paul Guinnard

Démission en 2019

Pour cet organe important, cette arrivée met fin à un étonnant hiatus. Le précédent président, le Pr Guido Palazzo, de l’Université de Lausanne, a en effet donné sa démission en juin 2019 déjà. Dans le communiqué diffusé par la Ville, ce dernier est mentionné comme le président actuel, mais le municipal en charge de la sécurité, Pierre-Antoine Hildbrand, clarifie qu’un intérim a été assuré par Carole Wyser, directrice administrative de la Haute École de santé Vaud (HESAV) et ancienne cheffe des services généraux de la police.

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