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Deuxième vague Les bars resteront fermés le 10 décembre

S’ils servent de l’alcool mais pas de mets cuisinés, les établissements ne pourront pas rouvrir avant Noël. GastroVaud s’inquiète.

L’avenir proche des bars est flou dans le canton.
L’avenir proche des bars est flou dans le canton.
Odile Meylan/Image d’illustration

Peut-être s’est-on réjoui trop vite de pouvoir se glisser au chaud dans un bistrot pour boire un déci de chasselas ou un demi de bière bien houblonnée. Le Canton a présenté son plan pour la réouverture des établissements publics dès le 10 décembre. Les bars resteront fermés.

«La situation qui s’annonce aura comme conséquence d’imposer une distorsion de la concurrence.»

Gilles Meystre, président de GastroVaud

La nouvelle a suscité l’incompréhension d’une partie des professionnels de la branche, dont certains patrons qui avaient annoncé leur réouverture, avant de déchanter. «La réglementation cantonale ne se base pas sur la loi sur les débits de boissons (LADB), explique Gilles Meystre, président de GastroVaud, l’association faîtière cantonale. Cela laisse une grande part à l’interprétation.» Selon le texte, le bar est défini de la manière suivante: «Lieu de consommation de boissons principalement alcoolisées, sans service/consommation de mets cuisinés.» Cela signifie que le petit bar dans une galerie marchande et qui sert à table du vin à une clientèle plutôt âgée ne sera pas autorisé à rouvrir. Par contre, le pub du centre-ville qui propose une petite restauration à une population moins sensible aux règles sanitaires le pourra. «J’attends des explications, souligne Gilles Meystre. Car la situation qui s’annonce aura comme conséquence d’imposer une distorsion de la concurrence.»

Face aux interrogations, certains restaurateurs vont de l’avant. C’est le cas de Joseph Pellegrino, patron du Bar Le 118 à Aigle. «Je pense que je pourrai rouvrir, même s’il existe des doutes sur le terme de mets cuisinés», relate celui est aussi président de la section locale de GastroVaud. Dans son œnothèque, la cuisine est réduite à l’essentiel. «On ne fait de cuisson, mais nous proposons des assiettes vaudoises et des fondues, par exemple.» Il espère dans tous les cas revoir ses clients dès le 10 décembre. Il a investi dans une tente qui sera chauffée pour accueillir 24 personnes. De quoi compenser la perte de capacité à l’intérieur du bar qui est passé de 60 à 36 au maximum pour respecter les normes de distanciation.

Le président de GastroVaud regrette que les autorités n’aient pas choisi une solution simple: l’ouverture de tous les établissements publics à l’exception des clubs et discothèques, avec interdiction de consommer debout (ndlr: ce qui est le cas dans le règlement vaudois) et des contrôles stricts. «La branche, dans une très large majorité a respecté les règles qui lui ont été dictées depuis le début de la pandémie», insiste Gilles Meystre.

À noter que les tea-rooms devraient pouvoir ouvrir, puisqu’ils ne servent pas d’alcool.

24 commentaires
    Mendriziotto

    Décidément ce canton est doté d'inutiles, Virez les c'est pour 2o 21