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Entraide de proximitéLes bons «suspendus» ou la solidarité au coin de la rue

Les initiatives pour offrir un café, un repas, voire une coupe de cheveux aux plus démunis foisonnent en cette période de crise sanitaire. Un moyen pour les donateurs d’agir localement.

Magali Russbach dans son magasin coopératif bio La Brouette. Elle a instauré un système de bons suspendus qui sont accrochés sur un grand panneau.
Magali Russbach dans son magasin coopératif bio La Brouette. Elle a instauré un système de bons suspendus qui sont accrochés sur un grand panneau.
Florian Cella

La consommation et la solidarité ont en commun de s’être tournées vers les acteurs de proximité durant la période de crise sanitaire du Covid. Comme les commerces de produits régionaux qui ont vu leur chiffre d’affaires croître, les initiatives visant à aider la population locale la plus fragile se sont multipliées. Le million de francs récolté pour cela par Caritas et le Centre social protestant en est le témoignage le plus visible.

D’autres actions plus discrètes ont toutefois fleuri aux quatre coins du canton. C’est le cas des cafés et repas suspendus. Cette pratique née en Italie consiste à payer deux cafés, l’un pour soi et le second pour un client suivant qui n’en a pas les moyens. «Ça commence à se développer, analyse Mélanie Dieguez, responsable du service social de Caritas Vaud. Les images des files d’attente lors des distributions de nourriture à Genève ce printemps ont marqué les esprits. Nous avons senti que la période que nous traversons a créé un énorme besoin de solidarité.»

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