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Fermeture et hausse des prixLes boulangers pâtissent du beurre et du Covid

Confrontés à la baisse des activités de traiteur ainsi qu’à la fermeture des tea-rooms, les artisans doivent en plus composer avec une hausse du prix du beurre jugée inappropriée.

Sébastien Hegetschweiler, patron du tea-room-confiserie Schmid à Neuchâtel: «La clientèle ne comprendrait pas que nous répercutions la hausse du prix du beurre et le manque à gagner dû au Covid sur nos produits.»
Sébastien Hegetschweiler, patron du tea-room-confiserie Schmid à Neuchâtel: «La clientèle ne comprendrait pas que nous répercutions la hausse du prix du beurre et le manque à gagner dû au Covid sur nos produits.»
Yvain Genevay

Pour eux, le beurre, c’est le nerf de la guerre. Et son prix est scruté à la loupe, explique Nicolas Taillens, président de l’Association romande des artisans boulangers-pâtissiers: «Ce n’est pas la seule matière première, bien sûr, car il y a aussi le lait, la farine, etc. Mais c’est l’article de référence, et chacun en connaît le prix. C’est hypersensible.»

Coup de massue

Aussi, lorsque le kilo de beurre a grimpé de 50 centimes le 1er juillet, ce fut le coup de massue. Christian Mäder, qui tient une boulangerie et une biscuiterie à Neuchâtel, est amer: «Le kilo est passé de 12 fr. à 12 fr. 50. Cela peut paraître anodin, mais au final, je dois débourser plus de 2000 fr. en plus par année. Ajoutés aux diverses autres hausses survenues ces dernières années, le cumul fait mal.»

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