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Élection à la Municipalité de LausanneLes candidats se multiplient aux extrêmes et au centre

C’est un record cette année à Lausanne: 26 candidats à la Municipalité. Cela s’explique notamment par la multiplication des candidats de l’UDC, de la gauche radicale et des partis centristes

KEYSTONE

Avec 26 candidats pour la Municipalité, l’année 2021 fait partie des records pour Lausanne. Ils n’étaient en effet que seize il y a cinq ans, ce qui représentait déjà un haut niveau. À quoi cette augmentation importante est-elle due? À la multiplication des candidats aux extrêmes et au centre.

Un vaste choix

Ainsi l’UDC passe de deux à cinq candidats. Les centristes (Le Centre, nouveau nom du PDC, et les Vert’libéraux), alliés en 2016 avec deux hérauts, partent séparés avec quatre candidats. Du côté de la gauche radicale, SolidaritéS lance aussi quatre personnes, au lieu de deux. Le Parti scientifique citoyen, une nouvelle formation politique, propose trois candidats.

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Avec une liste de cinq noms, l’UDC cherche à panser ses plaies. Après les élections de 2016, une partie de ses élus avait créé le Parti libéral-conservateur (PLC), autour de Claude-Alain Voiblet. Lui et ses soutiens avaient été exclus de la section cantonale après une affaire de dégradation d’affiches. Les esprits se sont calmés avec le temps et les exclus ont été réintégrés, à l’exception de Claude-Alain Voiblet. Ainsi la liste UDC réunit-elle des candidats UDC et PLC: Fabrice Moscheni (ancien président de l’UDC Vaud), Yohan Ziehli (actuel vice-président de l’UDC Vaud) et Patrizia Mori (UDC), ainsi que Nicola Di Giulio (PLC) et Valentin Christe (PLC).

Du côté de la gauche radicale, celle-ci s’est parfois déchirée durant la législature, SolidaritéS reprochant au POP d’être trop proche de la majorité socialiste pour garantir la réélection de son municipal David Payot. Résultat: SolidaritéS a décidé de jouer à fond l’indépendance en lançant quatre candidats sous la bannière Ensemble à Gauche: Pierre Conscience (conseiller communal), Franziska Meinherz et Maimouna Mayoraz, ainsi que le conseiller communal indépendant Johann Dupuis.

La stratégie est sensiblement la même chez les centristes. Divisés en 2011, ils avaient été exclus du Conseil communal. En 2016 en revanche, ils s’étaient alliés et obtenaient six sièges. S’ils partent séparés cette fois-ci, c’est notamment parce que les vert’libéraux ont pris de l’envergure en cinq ans, tant au Grand Conseil en 2017 qu’au Conseil national en 2019. Les deux partis présentent donc quatre candidats sur deux listes séparées: Virginie Cavalli et Mathias Paquier du côté des Vert’lib, et Stéphanie Mooser (conseillère communale) et Valérie Dittli pour Le Centre.

Les outsiders

Quant au Parti scientifique citoyen, il a notamment pour credo d’examiner les lois et leurs impacts «de façon scientifique et méthodique». Il présente un ticket avec trois noms: Olivier Uwe Rehfisch, Nicolas Ballarin et Julie Rachel Mariller.

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Enfin, Bruno Dupont se présente sous la bannière Action nationale et chrétienne. C’est un habitué des élections lausannoises. En 2016, il concourrait sur la liste Stop à l’accueil des étrangers et avait récolté 618 suffrages (2% de voix). En 2011, il en avait obtenu 150, en se présentant avec le label Action nationale. À chaque fois, il était seul sur sa liste.

9 commentaires
    isa

    Tant d 'arrogance , ils arrivent même à se chamailler entre eux.... excellent! Il y a tjrs un debut et une fin, ref. Fables de la Fontaine.