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Roman, livre jeunesse, bande dessinée… Notre sélection de nouveautés.
Roman – «Racine cachée»

Championne du monde de trail en 2016, la Genevoise Caroline Chaverot s'est lancée dans un autre parcours à obstacles: l'écriture d'un roman. "Racine cachée" raconte l'histoire de deux jeunes femmes, une Américaine de Boston et une étudiante espagnole, qui vont découvrir toutes deux qu'elles ont plus d'un point commun. L'une fermera les yeux, l'autre mènera l'enquête dans le sud de l’Espagne. Le roman traite des origines, de racines cachées qui font remonter un épisode peu connu de l'histoire espagnole, l'enlèvement de nouveau-nés sous la dictature franquiste qui durera même après la mort de Franco. (OBO)
«Racine cachée» de Caroline Chaverot, éd. Des auteurs des livres, 351 p.
Jeunesse – «Le vieux qui aplatissait les enfants»

Thomas Grand, illustrateur et graphiste carougeois, publie son premier livre pour enfants, "Le vieux qui aplatissait les enfants", aux éditions jeunesse Askip à Lausanne. Avec des dessins, pleine ou double page, et peu de texte, il nous raconte l'histoire d'un vieux ronchon, un peu effrayant, qui soigne sa solitude avec un "enfantier", une sorte d'herbier, en guise de compagnie. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, et les enfants et un chat vont revenir à la vie quand deux vrais amis vont se présenter dans sa maison dans la forêt. Peu de texte et de beaux dessins à l'aquarelle et crayon de couleur vous emporte dans cette histoire poétique. (OBO)
«Le vieux qui aplatissait les enfants» de Thomas Grand, à paraître le 2 novembre, éd. Askip, 44 p.
Hommage – Sempé toujours indispensable

Un peu plus d’un an après sa disparition, le 11 août 2022, le collectif l’Atelier du roman rend hommage à Sempé. Ami et collaborateur de la revue littéraire française depuis l’automne 1998, le génie du dessin humoristique se voit raconté par une brassée de belles plumes, parmi lesquelles Philippe Delerm et Frédéric Beigbeder. D’aucuns pointent son joyeux scepticisme, embrassant trois générations. Frédéric Pajak se souvient de l'humour parfois vachard de l’auteur de «Garder le cap», le dernier album publié de son vivant, en 2020. «Un sens de la repartie digne des personnages de Molière», relève l’écrivain-dessinateur, pour qui «il faut se replonger dans ce qui est une grande œuvre, afin de déchiffrer le monde qui est le nôtre depuis plus d’un demi-siècle». Peu connues, cinq séries de dessins réalisés par Sempé pour le trimestriel entre 2000 et 2001 achèvent de faire de cette publication un indispensable. (PMU)
«L’atelier du roman 114: Sempé pour toujours». Collectif, 192 p. Ed. Buchet-Chastel.
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