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Festival RIPOSTE!Les contes résonnent à Montbenon

Une dizaine du curieux et curieuses ont parcouru le parc de Montbenon au rythme des histoires narrées par quatre conteuses.

Chantal Lacroix raconte une histoire dans le cadre du festival RIPOSTE! sur l’esplanade de Montbenon.
Chantal Lacroix raconte une histoire dans le cadre du festival RIPOSTE! sur l’esplanade de Montbenon.
PATRICK MARTIN
Les mordus de contes sont venus écouter Danielle Gobet dans le parc de Montbenon.
Les mordus de contes sont venus écouter Danielle Gobet dans le parc de Montbenon.
PATRICK MARTIN
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«C’est l’histoire d’un petit bonhomme des bois. Il n’était pas plus haut que trois fraises!» Assises sur la couverture jaune, à l’ombre d’un grand arbre du parc de Montbenon, une petite dizaine de personnes écoutent attentivement les contes narrés par Danielle Gobet, Chantal Lacroix, France de Goumoens et Réjane Morales. Les conteuses de la compagnie Passeurs de mots ont été conviées par les Garden-Parties dans le cadre du festival RIPOSTE! mis en place par les acteurs et actrices du monde culturel lausannois pour parer au vide laissé par la pandémie.

«Ça fait douze ans que notre association amène le conte à Lausanne, explique Béatrice Leresche, organisatrice de la balade, alors que le petit groupe se dirige vers un autre coin du parc. Le conte permet de mettre des images sur les choses de la vie et je pense qu’on en a d’autant plus besoin en cette période.»

«Ce sont les contes qui nous choisissent»

Face au lac, les histoires reprennent. Cette fois, c’est celle d’un pêcheur, de son poisson capable d’exaucer les vœux et de sa femme qui rêve d’être riche, puis reine, puis Dieu. «Moi aussi je veux bien être reine», chuchote Marion. Malheureusement pour la jeune femme, l’histoire finira mal pour ce personnage aux attentes démesurées. Les conteuses ont pour habitude de choisir leurs histoires en fonction de leur environnement. Elles devaient raconter ces contes aux Garden-Parties dans le jardin botanique du parc de Milan. L’événement avait été annulé avant de reprendre vie avec RIPOSTE!

«Il existe autant de versions d’un conte qu’il existe de personnes le racontant!»

France de Goumoens

Les quatre conteuses ont donc dû piocher dans leur large répertoire pour l’adapter à un nouveau lieu: «On ne choisit pas nos contes. Ce sont nos contes qui nous choisissent», lance Danielle Gobet à la fin de la balade. «On connaît les points importants et le sens des contes mais on se les approprie. Il existe autant de versions d’un conte qu’il existe de personnes le racontant!» ajoute France de Goumoens.

Des histoires pour tous

«J’ai bien aimé les histoires même si j’ai eu une grosse journée et que je suis un peu fatigué», explique Julien bien installé sur sa chaise de camping. Le jeune garçon est venu écouter les contes avec son père, Jean-Baptiste: «J’aime beaucoup les contes symboliques et un peu fantastiques. Certains d’entre eux me touchent aussi alors que je ne suis plus un enfant.»

Une remarque que les conteuses ne contrediront pas: «Il existe toutes sortes de contes: philosophiques, humoristiques ou même érotiques», note France de Goumoens. «Le «Petit Chaperon rouge» était à la base un conte d’initiation, ajoute Danielle Gobet. Il était utilisé pour expliquer l’arrivée de leurs règles aux jeunes filles et pour les prévenir de se méfier des hommes.»

Le «Petit Chaperon rouge» ne faisait pas partie des histoires racontées ce samedi mais il y en avait pour tous les goûts et la compagnie des passeurs de mots espère bien retrouver son public lors des balades prévues les week-ends suivants.