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Chronique judiciaireLes coups gratuits les mènent en prison

Deux jeunes amateurs de violence bête et méchante qui sévissaient à Yverdon ont été condamnés à 36 et 15 mois de prison.

La dernière agression avait eu lieu à deux pas de la gare, contre un fêtard qui avait fait mine de vouloir en découdre. Il avait failli y rester.
La dernière agression avait eu lieu à deux pas de la gare, contre un fêtard qui avait fait mine de vouloir en découdre. Il avait failli y rester.
Allenspach Olivier

Ils avaient fait des larcins, des coups aveugles et des agressions nocturnes de tout ce qui rencontrait leur chemin une spécialité. S.H. et A.D. ont été condamnés respectivement à 36 et 15 mois de privation de liberté par le Tribunal d’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois. Déjà connus de service de police en tant que mineurs, ils étaient jugés lundi dernier pour des faits remontant à février et novembre 2019.

Dernier cas en date, des échanges de mots qui tournent mal entre avinés, sur la place Pestalozzi. Un noctambule avait failli y laisser la vie, perclus de coups et surtout de coups de couteau (portés par un mineur déféré séparément), tandis que les deux intéressés s’enfuyaient ou se rendaient au parc voisin.

Réparation pour tort moral

Le Parquet, s’il a été suivi par la Cour pour les chefs de tentatives de lésions corporelles graves, demandait toutefois 42 et 36 mois. Dans le cas de A.D., déjà condamné pour braquage par la Justice des mineurs, le procureur considérait sa participation à l’échauffourée comme une récidive et demandait la révocation de son sursis. Le hic, c’est que les faits sont intervenus avant l’entrée en vigueur d’une nouvelle condamnation, ce qui a probablement poussé les juges à ne pas entrer en matière, selon le procureur, qui attend le jugement complet pour se déterminer sur un éventuel recours.

Seul un des deux jeunes Yverdonnois est condamné pour omission de porter secours à la victime qui avait fini par s’effondrer près de la gare. Tous deux écopent toutefois de réparation pour tort moral aux victimes (entre autres un senior roué de coups et un fêtard détroussé et molesté), ainsi que des frais de justice. S.H., déjà en détention et qui avait mis en avant sa dépendance à l’alcool et sa volonté de se racheter, devra suivre un traitement ambulatoire.