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UniversitéLes cours en ligne engendrent des inégalités

La communauté estudiantine mondiale doit suivre des cours en ligne à cause des mesures de lutte contre la pandémie du Covid-19. Une situation qui engendre des inégalités, selon une étude de l’Université de Genève.

Les cours en ligne engendrent des inégalités selon une étude de l’Université de Genève.
Les cours en ligne engendrent des inégalités selon une étude de l’Université de Genève.
Keystone/Salvatore Di Nolfi

Une recherche de l’UNIGE dévoile que la diffusion de cours en ligne accroît de 5 % les inégalités entre les étudiant.e.s, selon un communiqué diffusé mardi. Elle a été réalisée sur des données collectées en 2016-2017, avant la crise sanitaire.

Les résultats de l’étude révèlent que les cours en ligne améliorent de 2,5% les résultats des examens des étudiants à haut potentiel, mais qu’en parallèle, les résultats des étudiants avec des difficultés d’apprentissage diminuent de 2%.

«L’accès à l’enseignement en ligne semble creuser le fossé entre les étudiants doués et les moins doués»

Michele Pellizzari, codirecteur du GSEM et coauteur de l’étude

Des choix en fonction de ces capacités

Pour cette recherche, 1459 étudiants de première année à l’UNIGE se sont vus proposer de manière aléatoire des cours en ligne et d’autres en présentiel.

L’étude, publiée dans la revue «Journal of the European Economic Association», constate que les étudiants adoptent des comportements différents face aux options, en fonction de leurs capacités d’apprentissage.

Par exemple, lorsque la météo est mauvaise, les étudiants ayant les meilleurs résultats choisissent souvent d’étudier seuls à la maison, alors que celles et ceux ayant moins de facilité font un effort supplémentaire pour assister aux cours en présentiel. Et les étudiants à haut potentiel choisissent le streaming lorsqu’il est proposé alors que les étudiants en difficulté préféreront là aussi le présentiel.

Des pistes concrètes pour palier à ces inégalités sont proposées, comme des programmes d’enseignement mixte. Cela permet de faire face au confinement ou au manque chronique de place en auditoire, conclut l’étude.