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Grand Conseil surchargéLes députés face au spectre du travail en retard

Le parlement avait déjà 250 dossiers qui dormaient dans les tiroirs. La pause forcée par le Covid-19 a empiré la situation. Faut-il limiter le temps de parole des élus? Rajouter des séances a les faveurs de la cote.

Covid-19 oblige, les députés siègent actuellement à la salle de la Marive, à Yverdon, pour respecter les règles de distance sociale. Leurs séances sont raccourcies à quatre heures par semaine, toutes les deux semaines.
Covid-19 oblige, les députés siègent actuellement à la salle de la Marive, à Yverdon, pour respecter les règles de distance sociale. Leurs séances sont raccourcies à quatre heures par semaine, toutes les deux semaines.
ARC Jean-Bernard Sieber

Déjà avant le confinement, les 150 députés du Grand Conseil avaient une sacrée pile de dossiers à traiter: 241 selon la liste officielle, avec certains qui attendent depuis trois ans. Mais avec le coronavirus, le chiffre pourrait remonter. Avec seulement deux séances en deux mois et demi, au lieu d’une fois par semaine, ils n’ont pu traiter qu’une douzaine de dossiers. Ils en ont rajouté eux-mêmes environ 60 dans le pipeline, tandis que le Conseil d’État en a déposé une quinzaine sur leurs bureaux.

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