Les écrivains se battent pour dormir en cabane!
La Fondation Michalski a reçu 1600 candidatures pour des projets littéraires. Un record!

Inaugurée en avril 2017, la Fondation Michalski pour l'écriture et la littérature vient d'accueillir les premiers écrivains de sa «saison 3». Alors que sept cabanes suspendues sont à la disposition des écrivains qui en font la demande, le comité d'attribution a dû effectuer une sélection parmi plus de 1600 dossiers expédiés du monde entier, soit le double de l'année précédente. «Seuls 40 projets ont été retenus, ce qui laisse imaginer le travail colossal qui a été réalisé pour les désigner», explique Aurélie Baudrier, responsable de la communication. «Nous essayons de donner une chance à tous les domaines, qu'il s'agisse d'un projet de roman, de traduction ou de poésie. On observe aussi que les modes d'expression évoluent et les disciplines se mélangent régulièrement.»
Mais si cette partie de l'activité de la fondation fait son prestige, elle est cependant discrète dans les faits, puisque les écrivains ne sont pas «jetés en pâture» aux visiteurs. «Nous leur mettons à disposition le lieu, les repas et un appui qui peut s'étendre jusqu'à six mois, cela sans contrepartie», précise Aurélie Baudrier, qui a tout de même mis sur pied des rencontres avec des visiteurs friands de ces échanges. «La difficulté est de faire venir des gens jusqu'à Montricher la première fois, afin de les convaincre que ce lieu est aussi fait pour eux. Cela passe par des expositions, des ateliers pour les familles ou des conférences d'auteurs, sans parler de la bibliothèque. On sent bien que chacun est en train de s'approprier ce lieu, ce qui est très positif après deux ans seulement.»
Tout de même excentrée, la fondation essaie donc de nouer des liens avec la Commune et les écoles. Didier Amez-Droz, syndic: «Des emplois ont été créés pour nos habitants et c'est une excellente chose. La propriétaire, Vera Michalski, est bien intégrée à Montricher, elle est d'ailleurs membre du Conseil communal et elle joue le jeu en essayant d'englober son site dans le village afin de ne pas créer un monde à part. Les citoyens de la localité bénéficient également de prix très bas à la bibliothèque et l'on croise parfois des écrivains au restaurant. Même si tout le monde n'est pas passionné par la littérature, il y a un engouement et une nouvelle visibilité.»
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